88 - Foire à tout, foire aux légendes.

À l'occasion de la foire à tout de Sérifontaine, la propriétaire de la maison qui fut celle de Mademoiselle Thuillier avait une nouvelle fois mis sur le pas de sa porte des petits meubles, cadres, peintures, albums photos et cartes postales, toutes choses trouvées dans cette maison acquise  en l'état  c'est à dire avec l'essentiel de ses meubles, les héritiers de notre ancienne pharmacienne n'en ayant emporté que fort peu après son décès en 2017.

C'est ainsi que je suis tombé ce dimanche matin sur cette toile marouflée représentant notre église. Je ne l'avais pas plus tôt en main que deux ou trois curieux dont je tairai les noms m'enveloppèrent. Il me fallut l'acheter prestement.

La présence du monument aux morts indiquait une peinture postérieure à 1972 ; pour le reste je remis son examen à plus tard...

Ayant fait affaire, je commençai à fouiller les boites et albums provenant de la maison dans l'espoir de trouver de quoi bâtir un article pour ce blog.

J'avoue cependant avoir ressenti comme une gêne à retourner ainsi les souvenirs d'autrui. On trouve toujours, dans ce type d'exploration, beaucoup de choses dont on se demande pourquoi les gens les ont gardées, comme une collection complète du calendrier des Postes, des choses aussi que leurs propriétaires n'ont sans doute pas osé jeter, comme les tampons encreurs de la pharmacie, et des liasses de correspondance qu'ils ont jusqu'au bout jugé plus facile d'oublier au grenier que de trier et qui contiennent sans doute de tout petits petits secrets cachés dans beaucoup de choses insignifiantes. Maigres archives...

Geneviève Marie Claire Thuillier était née le 29 décembre 1922, dans le 14ème arrondissement de Paris où ses parents, Henri-Alphonse Thuillier et Alice-Julie Roy s'étaient mariés le 24 janvier de la même année. Son père était un industriel de Plailly dans l'Oise, où l'entreprise de scierie Thuillier et Fils existe toujours ; sa mère une fille d'industriel parisien.

L'essentiel des papiers exposés en ce jour de septembre 2021 étaient des correspondances vieilles d'un siècle concernant ces deux familles. Quant aux photos j'en trouvais surtout de bébés, de communiantes ou de mariage, et puis quelques-unes de groupes posant devant des monuments identifiables (comme le Saussart) mais ... non datées.

En réalité je ne trouvais pratiquement que des photographies anonymes c'est à dire, pour l'historien, sans guère d'intérêt (sauf à écrire une thèse sur les costumes, à une époque où la mode n'existait guère) et d'utilité.

Il m'est alors venu une idée à l'esprit : le dictionnaire Robert distingue cinq acceptions différentes du mot légende, le Larousse huit. Ce qui m’intéresse c’est que du même et unique mot latin legenda ou « chose devant être lue » proviennent autant le sens de récit plus ou moins fabuleux, merveilleux, pétri et transformée par l’imagination familiale, villageoise ou populaire, que celui d’inscription figurant en marge d’une carte ou sous une photographie pour en donner l’origine, la signification, l’intitulé ou le sens, de façon à en permettre la compréhension.

Mademoiselle Thuillier (elle tenait à cette civilité) était une forme de légende dans Sérifontaine, mais ses photos, sans légendes, vont fatalement disparaître. À ceux qui me lisent, je livre cette réflexion. La prochaine fois qu'il pleut, prenez vos vieux albums, et mettez des légendes partout où vous le pouvez !

Il y a une douzaine d'années, pour écrire mon livre Sérifontaine ; une commune au bord de l'Epte, j'étais allé sonner à sa porte et elle m'avait accueilli dans sa grande maison.

Elle m'avait expliqué qu'elle avait choisi Sérifontaine après un stage à Neuilly-sur-Seine : « Je cherchais un endroit où il y ait des ouvriers » m'avait-elle dit, soulignant que ceux-ci font confiance au pharmacien. En 1954, M. Golendorf lui céda le fond créé avant la seconde guerre par M. Laffitte. Après avoir exercé chez elle, elle racheta le local des anciens Comptoirs Français, face à l’église, où l’officine perdura jusqu’à son déménagement sur la zone de Frier en 2013. Le local est revenu depuis à sa vocation séculaire d'épicerie.

Quand on regarde la toile que j'ai achetée, l'angle de vue semble bien celui que l'on a depuis cette ancienne pharmacie. Cela peut indiquer que le peintre s'était installé devant, ou le dos au ruisseau, et qu'ils avaient lié connaissance. Mais cela ne le prouve pas. Où et quand Mademoiselle Thuillier avait-elle pu acquérir ce chef d'oeuvre ? L'inscription (en bas à droite, que j'ai contrastée ci-dessous) est lisible, non sans mal. L'identification de l'artiste m'a tenu en haleine quelques heures, d'autant que j'ai commencé à tâtons parmi les noms de famille sérifontainois des dernières décennies du 20ème siècle.

Surprise !

C'est en réalité la signature d'un néerlandais, Jac Koolhaas qui fut un architecte de renom, même s'il souffre (au moins sur Internet !) de la renommée internationale de son arrière-neveu Rem Koolhaas, architecte mondialement connu.

Ainsi, après le japonais Hiroshi Oshi qui, dans une indifférence à peu près générale, avait réalisé chez nous de 1995 à 2001 une magnifique série d'huiles qu'il exposa à Paris et qui sont aujourd'hui dispersées sans que notre commune n'en ait gardé mémoire, c'était de nouveau un artiste étranger que je découvrais attelé à la noble tâche de fixer sur la toile la beauté de notre patrimoine...

Qui était Jac Koolhaas ?

Un personnage tout à fait original, avec deux parties dans sa longue vie. Il était né le 29 août 1913 à Dordrecht et mourut très âgé, en 2010. Comme architecte il fut actif à Groningen où il a notamment bâti une piscine municipale qui fit référence en 1955 et qui est citée sur Wikipedia mais aussi à Eindhoven où il s'installa en 1958, et jusqu'en en Arabie Saoudite.

12 2e Wilakkersstraat.jpg, sept. 2021Il prit sa retraite à la fin des années 70, toujours à Eindhoven où il vécut presque jusqu'au bout dans une petite maison blanche mitoyenne de la Wilakkersstraat, dans Witte Dorp, un quartier très connu conçu par l'architecte Willem Marinus Dudok, chez qui il avait étudié. Il se consacra alors au dessin et à la peinture.

A son décès, on retrouva dans la maison de retraite où il avait vécu ses 6 derniers mois trois répliques de Rembrandt et une vue de la cathédrale de Veere, mais aussi des peintures témoignant de voyages très lointains, à Bali ou à La Réunion. Ses peintures (comme celle de l'église de Sérifontaine) sont plutôt des croquis que des oeuvres finies.

Finalement, à un âge avancé et parce que sa vue baissait, il se tourna vers l'écriture, ou ce qu'il appelait lui-même  l'écriture pittoresque  et publia, en reprenant son prénom de Jacobus, Kasteel Buren, un livre de souvenirs sur sa famille et le rôle qu'elle a joué dans l'histoire de la seigneurie de Buren, en regard du rôle joué par la famille royale d'Orange. Il y évoque son père qui était chef de gare, mais aussi la princesse héritière Juliana, qu'il assure avoir vue en chemise de nuit, ou encore le bombardement anglais qui détruisit par erreur en mars 1945 le quartier de La Haye où il vivait alors.

Ce livre est publié en 2006 : Jacobus Koolhaas a alors 93 ans ! Il en envoie un exemplaire à la reine Beatrix (fille de Juliana) qui lui transmet des remerciements pour cette  histoire fascinante de nos deux familles .

jacobus koolhaas.jpg, sept. 2021Tous ses voisins, dans le quartier dont il est devenu une figure, pensent qu'il va faire un beau centenaire, mais une chute puis une pneumonie l'emportent le 2 novembre 2010, à 97 ans. Une semaine plus tard il est incinéré dans un cercueil sculpté par ses enfants, couverts de peintures et... de son bonnet alpin ! Un de ses propres dessins orne son faire-part. Il a droit aux honneurs du journal communautaire de son quartier, dit le Bourg Blanc, De witte burgh.

Reste maintenant à dater l'œuvre. On ne distingue guère, sous la signature, que 3 signes, dont seul le dernier est incontestable : un 2. Le premier semble être une apostrophe. Il s'agit de ce que l'on appelle une aphérèse, anglicisme typographique (ex : les années '80) qui en néerlandais, selon ce qu'en dit la page Wikipedia hollandaise consacrée à la datation, est commun :  le numéro de l'année peut être donné en quatre ou deux chiffres, dans ce dernier cas éventuellement précédé d'une apostrophe, par exemple 2021 ou '21 .

Bref j'avais le choix : '82 ou '02. Vingt ans d'écart !

Bien sûr l'âge de l'artiste plaidait pour la première, mais au revers du cadre, il y a une étiquette de l'atelier qui avait réalisé l'encadrement... avec un numéro de mobile, chose impossible en 1982 ! J'ai appelé ce numéro qui s'est avéré être celui de la fille de l'ancienne préparatrice de Mademoiselle Thuillier. Elle avait exercé cette activité d'encadrement au début du siècle, pas avant. Elle ne se souvenait pas de cette œuvre particulière, ce qui ne veut pas forcément dire grand chose.

Datation bien incertaine, donc ! Je pouvais imaginer que Jac Koolhaas ait peint cette toile en 1982 et que Mademoiselle Thuillier l'ait acquise 20 ans plus tard, pourquoi pas lors d'une foire à tout . C'est alors qu'on me mit en contact avec celle qui, sans doute, connaissait le mieux Mademoiselle Thuillier, pour avoir été à son service durant des décennies. Cette dame me réserva le meilleur accueil. La photo de la peinture n'éveilla aucun souvenir, mais elle m'assura que Mademoiselle Thuillier possédait tant et tant d'objets divers et collectionnait avec tant d'ardeur que ladite toile avait bien pu être conservée avec des dizaines d'autres dans l'une des armoires du second étage.

En revanche, quand je montrais la photo de Jacob Koolhaas, elle le reconnut immédiatement.  Un Monsieur étranger, néerlandais  qui est venu plusieurs années de suite. C'était un ami du Docteur Charles-Yves Daïeff, qui possédait la grande maison blanche face de l'actuelle épicerie solidaire.

Du coup, la datation de la peinture ne peut être que '82, et le fait qu'elle n'ait été encadrée qu'une vingtaine d'années plus tard n'aurait, me dit-on, rien d'étonnant. Mademoiselle Thuillier entretenait avec passion ses souvenirs et ses collections. Elle avait acquis d'autres oeuvres à Jac Koolhaas, dont une grande peinture représentant des clématites. Cette toile qui ornait sa salle à manger fit partie de la vente publique organisée par les héritiers.

Il me restait à appeler le Docteur Daïeff, aujourd'hui âgé de 85 ans et qui a dû revendre sa maison de Sérifontaine il y a quelques années. Il m'a tout de suite donné le fin mot de cette rencontre : Willemijn Koolhaaas, la fille cadette de notre artiste, était venue en France chez lui comme jeune fille au pair et c'est ainsi que les deux familles se lièrent d'une amitié durable. Devenue grand-mère, l'ancienne nounou est toujours en relation épistolaire avec les enfants du docteur. Ils vinrent ensemble plusieurs fois à Sérifontaine.

Mon interlocuteur m'a décrit Jac Koolhass (on prononce Colass) comme un homme jovial, très agréable et francophone. Peintre amateur, il appartenait aussi à un groupe d'amis partageant ce loisir et voyageait de par le monde avec eux.

Il m'a semblé que le passage de Jac Koolhaas parmi nous méritait d'être évoqué et je suis heureux d'avoir bénéficié d'assez de témoignages pour pouvoir le faire ici.

Remords de collectionneur

Dans l'après-midi de ce dimanche de foire, j'ai éprouvé un remords de n'avoir pas acquis les albums de Mademoiselle Thuillier lors de mon passage au matin. Mais tandis que j'avais le dos tourné, un collectionneur avait emporté toutes ces petites photographies que j'avais jugées sans intérêt car non légendées.

Peut-être connait-il mieux que moi l'histoire de Sérifontaine ou celle de Mademoiselle Thuillier et saura-t-il en reconstituer le sens ?

Ou bien alors il s'agit d'un maniaque : le monde des collectionneurs, comme le savait Hergé, est si étrange que tout peut y arriver.

En fouillant d'arrache-pied dans les boites à chaussures remplies de vieux papiers et de photos de poupons, j'ai quand même déniché en lot de consolation cette photographie, inscrite au dos souvenir de mon renouvellement le 1 juillet 1935 . La petite communiante de Plailly est restée jusqu'au bout une catholique convaincue.

Geneviève Thuillier est décédée chez nous le 3 septembre 2017. Quatre ans plus tôt, on avait cité son nom lorsque le chemin de croix mystérieusement disparu de l'église depuis un temps déjà ancien était réapparu, chez elle. Elle l'avait retrouvé, ou s'était soudain souvenu l'avoir mis de côté pour le protéger... Du coup, elle en avait offert la restauration par notre concitoyen Marc Aghemio : l'épisode est évoqué sur la page "notre église" de ce blog.

Encore une découverte chez Mademoiselle Thuillier...

inconnu.jpg, sept. 2021En sortant de son ancienne maison, ce dimanche après-midi, j'ai eu comme une intuition. J'avais vu le matin sur le trottoir devant sa maison une toile tellement abimée que la vendeuse n'avait guère de chance de trouver preneur si ce n'est, peut-être, pour son cadre au demeurant fort médiocre. Une sorte de général, mais dont la figure avait disparu. Tout à mon idée d'écrire sur Mademoiselle Thuillier et la nécessité de légender les photographies de famille, je n'y avais pas prêté grande attention.

J'ai regardé cela de plus près. Il s'agissait en réalité d'une chromolithographie sur toile, un procédé inventé en 1837. Avec précaution, j'ai détendu la très fine toile de l'époque.

empereur.jpg, sept. 2021Aucun doute, il s'agissait de Napoléon III, classiquement représenté dans sa petite tenue de général de division.

Qui, à Sérifontaine, entre 1852 et 1870, avait pu posséder un tel portrait officiel ? La famille d'Arlincourt peut-être, mais alors sans doute sous forme d'une vraie toile peinte, mise en valeur dans un cadre doré ; ici, vu la modestie de la chose, il s'agit probablement du portrait officiel de la Mairie ou d'un portrait exposé dans l'usine dans l'espoir de susciter la loyauté politique des ouvriers.

Mademoiselle Thuillier n'était pas près de naître lorsque ce portrait a été décroché et fort probablement lacéré, voire frappé au niveau du visage avec un outil, car le bois derrière la toile a été également abimé. Comment donc est-il arrivé dans son grenier ? A-t-elle, là encore, voulu le mettre à l'abri, ou bien est-ce l'un des occupants précédents de sa maison qui l'y a abandonné ?

Cela me fait songer que notre Mairie conserve toujours dans son grenier un buste en papier mâché du même empereur qui lui n'a pas été outragé. J'en ai déjà parlé : quelqu'un prendra-t-il un jour l'initiative de le mettre mieux en valeur ? Car ce qui est intéressant, quand on y songe, c'est que le bâtiment de l'actuelle Mairie date de trois décennies après la chute de l'Empire : quelqu'un, sous la Troisième République, a donc conservé la chose et l'a même déménagée. Au cas où ? Par fidélité ? Par sens du Patrimoine ?

Hé oui, la foire à tout de Sérifontaine a régulièrement lieu le jour du Patrimoine. Tout un symbole...

Commentaires

1. Le dimanche, septembre 26 2021, 13:54 par Bernard BOUFFART

L'histoire de la récupération du chemin de croix de l'église est un peu différente. Toujours intéressé par vos articles, j'apporte ce témoignage. Nous déjeunions à l'époque au château avec cette dame quand j'ai appris qu'elle détenait le chemin de croix de notre église avec l'intention de le faire restaurer. Lors du mandat électoral de M. Gousset de 2014 à 2020 j'ai donc alerté ce dernier pour récupérer les tableaux ( voir l'article de Melle Géraldine Dartois dans le journal Bray sur Oise). Le côut de la resrauration paraissant trop, élevé c'est avec le nouveau Maire Patrick Tibaut que la restauration a été confiée à notre peintre local M.Aggémio à qui j'ai envoyé les devis des prédécesseurs contactés. En revanche ce qui à mon avis est dommageable c'est que la réalisation des deux toîles manquantes qui pouvait être executée par cet artiste a été refusée par notre ancien Maire malgré mon souhait.

 

2. Le dimanche, septembre 26 2021, 14:01 par Bernard BOUFFART

Lors de mes visites chez Melle Thuillier j'ai découvert dans son jardin
scultpté dans la pierre un cercueil mérovingien qui à mon avis devrait être présenté par le nouveau propriétaire des lieux au public.

3. Le dimanche, septembre 26 2021, 14:31 par Jean-Michel GUILLOT

Bonjour.

Comme à l'accoutumée, une lecture passionnante, en même temps qu'une manière/forme d'immortalisation pour des personnes qui ne sont, pour la plupart, plus parmi nous.
Egalement, cet article m'a rappelé, si besoin était, que nous possédons parfois (c'est mon cas, et de ma propre famille), des photos anciennes dont l'identité des personnes y figurant est oubliée/ignorée ... mais que je conserve précieusement tout de même. :-)
Merci encore pour vos passionnantes recherches Monsieur Favier.

Cher Monsieur, je suis preneur de tout ce qui est identifiable, en rapport avec notre histoire, et diffusable sans violer l'intimité des familles !  JF

4. Le mardi, septembre 28 2021, 16:21 par Charles Daïeff

Cher Monsieur,

Je reste stupéfait de la qualité et de la multiplicité des informations que vous avez recueillies. Concernant Mlle Thuillier, quelques souvenirs me reviennent qui complètent votre description :

- pendant les évènements de 1968, elle, les poings sur les hanches, au milieu de la rue, apostrophant son voisin l'ébéniste Mr Dupuet : "oui je suis une bourgeoise, et vous  en êtes un autre, Mr Dupuet".

- dans sa pharmacie, "engueulant" une cliente car elle était encore enceinte, alors qu'il existe des préservatifs...

- dans sa pharmacie toujours, mobilisant son groupe d'amis et le jardinier et la femme de ménage , tous armés d'une calculette, pour l'aider à chiffrer son inventaire qu’elle n'avait fait depuis plus de 10 ans et qui lui était réclamé (alors qu'il aurait du être annuel). Elle était capable de chiffrer la quantité de boites restantes à l’énoncé d'un médicament et se trompait rarement.

Bien sur , 50 ans d"amitié ne se résume pas à ces 3 anecdotes, mais d'autres seraient trop longues à rapporter ! 

Charles Daïeff

5. Le mercredi, septembre 29 2021, 08:41 par Bernard BOUFFART

Une autre information amusante: Melle THUILLIER m'avait également montré deux têtes de cochon trouvées dan son ancienne pharmacie qui autrefois ornaient les devantures des charcuteries comme celle du cheval pour les boucheries. Peut-être sont elles toujours dans son ancienne demeure ? Quant au cercueil il se trouvait à coté du petit garage là où étaient entreposés les tableaux du chemin de croix.

6. Le jeudi, septembre 30 2021, 14:10 par Willemijn Koolhaas

Bonjour Monsieur Favier.

J'ai lu votre "histoire" de Serifontaine dont j'ai gardé de si bons souvenirs  Je venais très très souvent là-bas.  Depuis 1964....donc, je connaissais très bien Melle Thuillier.!!!

Une femme remarquable. Comme mon père était aussi un peu "remarquable",  ils s'entendaient très bien. Elle a sûrement lui demander de faire cette esquisse, et l'a obtenue immédiat. Elle a dû laussi ui demander de faire aussi un tableau de ses clématites. Quant je venais à Serifontaine elle le demandait toujours : "comment va ton père?"

Entre parenthèses,  mon père était plus fort à faire des "esquisses" car il finissait rarement ses tableaux...

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