84 - Ma maison, du temps des Fournier (1911- 1984)

Cet article fait suite à celui que j'ai consacré aux origines de ma maison, du temps des Faburel et des Dagincourt, puis au deuxième, consacré au temps des Tellier (1850-1911) auxquels la famille Fournier fit suite naturellement dans les murs.

Une part non négligeable de mon information et plusieurs photographies proviennent des souvenirs d’André Fournier (1914-2005).

Ils m’ont été confiés par son fils Patrick, toujours sérifontainois. Sauf évidemment cette carte postale, datant sans doute du début des « années Fournier » et dont la découverte avait été, il y a près de 12 ans maintenant, le déclencheur de ma vocation d'historien de notre commune.

Gendre de Constant Tellier qui décéda chez moi le 7 avril 1911, « Édouard » Louis Fournier était né à Bézu-Saint-Eloi le 8 décembre 1849. Son propre père, voiturier de son état en 1849, était devenu blanchisseur à Gisors où cette activité était alors importante. « Édouard », pour citer son descendant « n’était pas exactement roulier, ce terme correspondant à peu près à nos routiers d’aujourd’hui, assurant des transports à grande distance. Il était livreur d’une fabrique de carrelages et céramiques de Gisors. Les livraisons s’étendaient tout de même à d’assez grandes distances et parfois sur plusieurs jours ».

Le 15 juin 1874, « charretier de vingt-quatre ans et six mois, résidant de fait en la présente commune de Sérifontaine et de droit à Gisors » il avait épousé à Sérifontaine Ernestine-Frédérique Tellier qui y était née le 25 octobre 1852. Ils s’installèrent rue de Cocagne sans doute dès leur mariage, en tout cas avant le recensement de 1876. « Il pouvait aussi bien habiter Sérifontaine, à condition de pouvoir loger le cheval et la voiture et de se lever assez tôt pour être au chargement à Gisors » note son descendant. Avec sa grange charretière et son écurie, la maison du 11 devait être idéale. Mais, selon son petit-fils, Louis et Ernestine habitèrent d’abord au 9 rue de Cocagne.

C’est là qu’ils eurent leurs six fils.

  • « Édouard » Hildevert, comptable né le 3 septembre 1876, père d’André Fournier, qui fut lui-même le père de Jean-Marc Fournier, universitaire grenoblois qui fut le dernier membre de la famille à posséder la maison et de Patrick Fournier déjà mentionné ;
  • « Henri » Louis, ouvrier né le 14 février 1879 ;
  • « Paul » Constant, ouvrier d’usine né le 12 décembre 1882, marié le 27 mars 1909 à Juliette-Aimée Fleury née le 11 novembre 1889 ;
  • Julien « Raymond », épicier né le 29 janvier 1887 marié le 19 décembre 1910 à Talmontiers avec Angèle Victorine Vigueux ;
  • « Albert » Louis, né le 7 juillet 1889, marié à Sérifontaine le 2 janvier 1913 avec Henriette Blanche Delande ;
  • « Marcel » Léon, né le 19 octobre 1892, marié à Henriette Rainvile.

Quand Constant Tellier devint veuf, en 1893, la famille Fournier déménagea au 11, avec les enfants les plus jeunes, le grand père ne se réservant alors qu’une chambre, la mienne en l’occurrence, qui a l’époque ouvrait encore sur la rue Parmentier (via une pente sans doute dangereuse disparue quand le Maire Leduc fit poser les murs contenant le remblai). Ancien lamineur qui avait vécu les débuts de l’usine, il se faisait mal à l’inactivité et refaisait machinalement les gestes professionnels sur la table en mangeant.

Édouard, le « charretier » avait aussi une solide réputation de rebouteux pour chevaux et on le consultait volontiers quand un cheval avait un membre démis par accident. Son fils aîné, que l’on sollicitait aussi d’autant qu’il avait le même prénom, n’avait pas hérité de ce don, et les gens le soupçonnaient d’être de mauvaise foi… ou de mauvaise volonté. En réalité c’était un enfant très doué, mais pour… les études. Seulement la famille avait besoin d’argent. On le mit donc au travail, au four à chaux de Thierceville, ce qui était vraiment très dur. Il se retrouva au lit, avec une crise de rhumatisme. Le chef comptable de l’usine, alerté par l’instituteur, le tira de là et le forma sur le tas.

En 1896 Édouard (fils) désormais âgé de 19 ans était donc comptable et allait le rester jusqu’en 1925. Henry, 17 ans et Paul, 13 ans, était ouvriers d’usine ; Raymond avait 9 ans, Albert 6 ans et Marcel 3 ans.

Vint le temps des mariages.

La famille Fournier en 1900.jpg, mar. 2021

  • Édouard, se maria le 10 novembre 1900 avec une sérifontainoise de 21 ans, Adèle-Félicie Boniface, fille d’un ouvrier d’usine. Caissier comptable, il bénéficiait d’une maison au 6 cité Sainte-Paule. Leur fils André naquit à Sérifontaine le 21 octobre 1914, dans des circonstances bien difficiles ;
  • Henri-Louis se maria le 3 mai 1902 avec Eugénie Hermine Dupont, la fille d’un autre charretier de Sérifontaine et alla habiter chez ses beaux-parents au 32 rue Gras (Paul Vaillant-Couturier) ;
  • Paul se maria le 27 mars 1909 à Juliette- Fleury, née le 11 novembre 1889 à Sérifontaine, également fille d’un ouvrier d’usine ; la malheureuse mourut de la poitrine avant la guerre qui fut fatale à Paul ;
  • Raymond, qui était alors ouvrier à l’usine, se maria le 19 décembre 1910 à Talmontiers avec Angèle Victorine Vigreux qui avait 19 ans. Elle était née à Bouchevillier le 22 décembre 1891 du jardinier de l’usine et d’une repasseuse ;
  • Albert, se maria le 2 janvier 1913 avec Henriette Blanche Delande ;
  • Marcel fut le seul à ne se marier qu’après le début de la guerre.

Pendant ce temps, ma maison avait changé de mains tout en restant au sein de la famille. Le 16 novembre 1906 en effet, par contrat passé devant Maître Besnard, notaire à La Bosse, Henri Fournier (le deuxième des enfants d’Édouard et d’Ernestine) l’avait acquise pour son compte et celui de son épouse Marie-Eugénie Dupont, auprès de plusieurs membres différents de la famille, à savoir :
1. son grand-père Constant-Ferdinand Tellier, désormais sans profession et veuf d’Ernestine Lagnitre ;
2. ses deux parents, Édouard Fournier et Ernestine Tellier ;
3. son oncle Hildevert François Tellier, cafetier et son épouse Marie-Eugénie Vaillant ;
4. sa tante Mathilde Léocadie Tellier, sans profession, veuve de M. Eugène Guillaume Canaque ;
5. son oncle Louis Picard, contremaître d’usine marié à sa tante Émilienne Tellier, domiciliés dans le Calvados à Dives sur Mer, autre site de la « Compagnie Française des Métaux » qui détenait alors l'usine Saint-Victor de Sérifontaine.

L’acquisition de 1906 se fit sur un prix minoré, moyennant un paiement en principal de 1500 francs mais avec une servitude viagère au bénéfice du grand-père, Constant Tellier qui devait garder la jouissance de « la chambre de la maison ouvrant sur la rue Parmentier » toute sa vie, soit jusqu’à son décès qui eut lieu le 7 avril 1911.

C’est sans doute vers cette époque que fut prise la photographie la plus ancienne dont je dispose. Sur celle-ci (publiée en tête de ce billet) on distingue immédiatement le puits, disparu à une date que j’ignore et l’imposant arbre à la gauche du portillon En 1998, un majestueux érable lui avait succédé, mais… à droite du même portillon. Nous avons dû le faire abattre parce qu’il menaçait notre toiture et que ses puissantes racines attaquaient aussi bien le sous-sol de notre maison que celui de la « grimpette », que la municipalité avait déjà dû faire re-paver plusieurs fois.

Qui sont les personnages sur la photographie ? Il est plus que probable que plusieurs sont des Fournier. En tout cas on discerne clairement les deux bras d’une charrette. Ce pourrait être celle de Paul, qui avait repris l’activité paternelle.

plaque fournier.jpg, mar. 2021Nous le savons car nous avons retrouvé, dans un coin de grange, sa « plaque de charreterie ». Il faut savoir que, depuis 1852, les charrettes de roulage devaient porter une plaque identifiant le propriétaire : « tout propriétaire de voiture ne servant pas au transport des personnes est tenu de faire placer en avant des roues et au côté gauche de sa voiture, une plaque métallique portant, en caractères apparents lisibles, ayant au moins cinq millimètres de hauteur, ses nom, prénoms, profession, le nom de la commune, du canton et du département » et ceci sous peine d’amende, tant pour le propriétaire que pour le conducteur de la voiture.

La guerre survint.

monument aux morts.jpeg, mar. 2021En quelques mois elle priva Louis et Ernestine de deux de leurs fils :

  • Le 3ème, Paul mourut le 21 décembre 1914 dans la Marne, à Sivry-Ante, canonnier au 42ème régiment d’artillerie de campagne ;
  • Le 5ème, Albert, l’avait précédé, tombé dès les premiers jours, le 28 août 1914 à Pillon dans la Meuse, laissant veuve Henriette Delande.

Édouard, Henri et Raymond furent quant à eux mobilisés à l’usine, qui tournait à plein régime.

Marcel fut blessé puis amputé des orteils du pied droit après gelure dans les tranchées et fut réformé en 1916. Le 30 juin 1917, il épousait Marguerite Henriette Suzanne Rainville, qui allait être connue comme « Tante Margot ». Ils n'occuperont ma maison que 7 années plus tard. Ils avaient repris durant la guerre l’exploitation du petit café-épicerie de La Lande-en-Son au couple de Raymond (théoriquement toujours mobilisé à l’usine) et Angèle Vigreux, qui eux reprenaient le Café Hôtel de l’Ouest et le fameux « casino » de Sérifontaine.

L’armistice fut fêté à l’Hôtel de l’Ouest où l’on tua le cochon. Mais la famille était lourdement endeuillée : le corps de Paul revint par le train, celui d’Albert ne fut jamais retrouvé.

Après la guerre, la maison changea de nouveau de mains, tout en restant au sein de la famille Fournier. Le 26 novembre 1920, devant Maître Besnard, notaire à la Bosse, Raymond Fournier acquit pour 3000 francs la maison de son frère aîné Henri Fournier et de son épouse Marie-Eugénie Dupont. Ce ne fut pas la seule mutation.

En 1922, Raymond Fournier et Angèle Vigreux vendirent le casino à Marcel Fournier et Marguerite Rainville, qui cédèrent leur petite épicerie de La Lande-en-Son. L’année 1923 vit d’importantes mutations et révolutions à la « CFM » : les têtes tombèrent, et pas seulement au sommet. Henri Fournier fut renvoyé et travailla pour un fermier, Édouard que l’on conservait surtout parce qu’il siégeait au Conseil Municipal se vexa et claqua la porte. C’est aussi qu’il entendait s’installer en région parisienne pour favoriser la poursuite des études d’André.

Ernestine mourut le 23 avril 1924, Louis-Edouard le 14 avril 1928. Ils n’étaient plus propriétaires de ma maison depuis 1906. Mais Édouard (le père) mourut « à son domicile, rue de Cocagne », ce qui peut indiquer la maison du 11, ou une autre, les recensements de 1921 et 1926 étant fort peu clairs. La déclaration fut faite par son fils Édouard, devenu commerçant à Clichy, 183 boulevard Victor Hugo… à 3 kilomètres de chez moi en région parisienne.

La passion de l’épicerie avait en effet saisi la famille. La sœur d’Angèle Vigreux était mariée à un italien, représentant en alimentation. C’est lui qui persuada Raymond Fournier et Angèle de prendre un commerce d’alimentation à Clamart, rue du Trosy. La boutique était assez importante pour occuper deux ménages : pour partir avec eux, Marcel Fournier et Marguerite vendirent alors l’Hôtel de l’Ouest.

Raymond et Angèle ( les « Fournier-Vigreux ») avaient acheté ma maison de la rue de Cocagne à Henri et Eugénie Hermine (les « Fournier-Dupont ») en 1920. Pour régler leur part du commerce, ils la recédèrent à Marcel et Marguerite (les « Fournier-Rainville »).

Le 9 août 1924 Marcel Fournier et « tante Margot » achetèrent donc ma maison au couple de Raymond Fournier et Angèle Vigreux. Ils allaient la garder un demi-sièce ! L’acte d'achat est passé chez Maître Caquereau, notaire à La Bosse le 9 août 1924. Les deux frères sont tous deux épiciers à Clamart et y vivent dans la même maison, qui doit être l’épicerie, au 12 de la rue du Trosy. Le côté pair de la rue a été détruit durant les « trente glorieuses ». Les photographies antérieures à la première guerre montrent que tout ce petit fragment de rue semblait dévolu au commerce du vin de Clamart, qui était encore fameux à l'époque !

Mais la bonne entente entre les deux couples d'épiciers-frères ne dura point. Marguerite prit une petite épicerie à Paris, 56 cours de Vincennes, tandis que Marcel travaillait aux Halles.

L’acte de 1924 décrit la maison de la rue Cocagne inchangée depuis près d’un siècle, et toujours sur 2140 mètres carrés. Il est toujours fait mention de la « masure » sise quelque part dans le jardin. Cela ne m’étonne pas, j’ai toujours pensé que mon jardin, essentiellement posé sur du terrain remblayé, recouvrait les débris d’une construction plus ancienne ; d’ailleurs les jours de fortes pluies, on l'entend boire l’eau avec un sifflement trahissant quelque obscure circulation … Mais le cadastre de 1831 situe la construction disparue au fond du jardin et non là où je l’aurais placée, entre l’actuelle grange et le lilas.

« Tante Margot », Marguerite Henriette Suzanne Rainville pour l’état civil, était née à Sérifontaine le 31 mai 1899. elle était la fille de Henri Rainville, ouvrier d’usine qui finira surveillant de fabrication au laminage et de Barbe Félicie Adeline Boniface (née en 1876). Sa salle à manger (ma chambre !) était fameuse.

On voit ici Marcel Fournier et Marguerite devant la maison, où le puits a disparu, remplacé par une simple pompe. On voit que la « grimpette » n'est pas encore aménagée, et que l'échelle de bois permettant d'accéder à l'étage est toujours là.

Une autre photographie de la même époque (ou un peu postérieure, car la grimpette semble en cours d'aménagement) révèle la façade sur la rue de Parmentier, avant qu'elle ne soit crépie dans la seconde partie du siècle. On notera qu'elle est ornée d'une croix, mais j'ignore si ce décor était permanent et a été recouvert, ou s'il était temporaire, sans doute pour honorer une procession.

Enfin on voit ici les propriétaires devant la façade sur jardin, déjà crépie, mais sans la vigne qui la dissimulait presque dans les dernières années du siècle.



Une nouvelle génération Fournier monte après la première guerre.

André, le fils d’Édouard, était un enfant doué, pour les études à l’école comme avec son violon. C’est pour lui, en bonne part, que ses parents se sont faits épiciers-grainetiers-débitants de boisson à Clichy. En 1924, il entre en 6ème au Lycée Rollin. Au bout de quelques mois, le commerce est transformé en café. André doit aider son père, même s'il note que cela lui fut parfois pénible : « inutile de dire que ce n’était pas dans un enthousiasme délirant que je passais, suivant les années, d’Homère ou du paraboloïde hyperbolique au comptoir. Mais quand il faut y aller, faut y aller ». Cela n’affecte pas la qualité de ses études. Le lycée Rollin, qui ne veut pas passer pour un établissement de seconde zone, présente des élèves au Concours Général et en 1931 André obtient le deuxième prix de physique, prix qui lui est décerné dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne devant ses parents. En 1933, il est reçu à l’École normale supérieure et à Polytechnique. Selon une tradition assez largement suivie, il choisit la première. L’enfant de Sérifontaine suit les cours de Louis de Broglie, tout récent prix Nobel de physique, travaille sur la distribution angulaire du rayonnement cosmique, puis est reçu à l’agrégation. Mais un dimanche sur deux il prend le train pour Sérifontaine. Son père s’est démis du Conseil Municipal pour prendre le secrétariat de la Mairie.

Mobilisé c’est pendant une permission qu’André demande la main d’Éliane Patte, qu’il épouse le 21 septembre 1940.

mariage André Fournier et Eliane 1940.jpg, mar. 2021

Poursuivant ses recherches à Paris, il vient souvent à Sérifontaine si bien qu’il manque d'y finir ses jours durant le bombardement de mai 1944.

Adèle Boniface meurt en avril 1951, 7 ans avant son époux Édouard, l’ainé de la famille Fournier, qui meurt à Sérifontaine le 21 avril 1958, dans sa maison de la rue de la Prairie, celle qui est aujourd’hui occupée par la famille d’Olivier Vô-Tân. C’est alors son fils André qui en hérite. Raymond, toujours épicier, vit à Clamart avec Angèle. Mais il ne rompt pas avec Sérifontaine où il décède le 14 août 1959.

Enfin le 25 mars 1974, Marcel décède au 11 rue de Cocagne, sans ascendant ni descendant, ni autre légataire. La maison passe normalement à sa femme, « tante Margot » Rainville.

Sur cette photographie, on distingue à gauche André, et à côté de lui Margueritte et Marcel. A noter que l'érable qui nous paraissait centenaire en 1998, n'était pas là un quart de siècle plus tôt !

Un nouvel arrangement familial se profile

En 1975, c’est André, le fils d’Édouard, veuf de Éliane Fernande Patte, demeurant 39 rue Jacques Kablé à Nogent-sur-Marne qui achète la maison du 11 rue Cocagne à la veuve de Marcel. Comme cela a déjà été le cas, la cession (faite chez Maître Bernard Weyd notaire à Auneuil en mars 1975) comporte une clause viagère : retraitée, « Margot » entendait demeurer rue de Cocagne. Elle est décédée à Gisors le 17 novembre 1985.

tombe Patte.jpg, mar. 2021Enfin, dans le cadre d’un partage anticipé effectué chez le même Maître Bernard Weyd, en décembre 1981 par André Fournier, la maison que j’habite aujourd’hui est échue à son fils Jean-Marc Fournier, qui en réalité avait quitté notre région, alors que le fils cadet Patrick vit toujours à Sérifontaine, rue Borgnis-Laporte, dans une autre maison reçue de sa famille.

André Fournier repose aujourd'hui dans la tombe de la famille de son épouse.

Né à Paris en novembre 1945 son fils Jean-Marc a fait ses études à Paris jusqu'aux classes préparatoires puis à Grenoble à l'INPG (Institut National Polytechnique de Grenoble) de 1965 à 1968 où il est devenu ingénieur électricien. Avec un master en physique à l'Université de Pennsylvanie aux États-Unis, puis une thèse soutenue en 1975 à Grenoble, il a été professeur dans cette université. Il a aussi été créateur d’une Université du Temps libre dans la ville Dieulefit dans la Drôme, où il s'est marié en décembre 1969. Dans le cadre d'un second partage familial, c'est à sa belle-sœur que la maison du 11 rue Cocagne est échue. Elle l'a conservée pendant 4 ans seulement, vendant une partie du terrain sur la rue Parmentier, et commençant de réaménager l'espace intérieur, ce que nous avons nous-même poursuivi. En 1988 elle l'a cédée à une cadre parisienne, qui nous l'a revendue en 1998.

Pour notre plus grand bonheur !

Commentaires

1. Le vendredi, mars 26 2021, 16:15 par Dominique Boucherot

C'est avec un grand plaisir que je viens de lire votre dernier article. André Fournier faisait partie de ma famille par son épouse Eliane Patte. Quand j'étais jeune, chez mes grands parents, je voyais souvent la mère d'Eliane, ma "cousine Patte" qui habitait la maison en face du commerce des "filles Bracon" et à côté de ma tante Berthe Tellier.

Mon grand père Louis Thierry m' a souvent raconté qu'il avait été à l'origine du mariage d'André Fournier et d'Eliane Patte. Sur la photo de groupe de leur mariage, vous pouvez voir mes parents mariés depuis 1 an.

Encore merci pour toutes vos recherches.

D.Boucherot

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