Dès 1984, une poignée de bénévoles se sont regroupés pour collecter des photos et des témoignages sur le Vexin et le pays de Thelle. Ils ont constitué une banque de photos très riche (près de 30 000 photos) avec des témoignages qui renseignent sur les traditions, les modes de vie et les rites du Vexin et du Pays de Thelle en grande partie disparus des mémoires.

Sur des thèmes divers, le Pétillon a su organiser des expositions souvent très festives, où les documents récoltés sont d'abord présentés dans la belle ferme du Boulleaume à Lierville sur la route de Paris.

les expos du Petillon

Ils éditent en même temps, sur le thème choisi, des ouvrages passionants que l'on n'achète jamais assez vite, car ils sont vite épuisés! Ce sont de vrais trésors de petits détails savoureux, mais présentés de façon synthétique et claire.

les livres du Petillon

Leur prochaine initiative, pour 2013 mérite une attention toute particulière: une exposition consacrée au "Vexin, terre d'entreprises". Et pour laquelle, par l'intermédiaire notamment de la "Voix du Vexin" est lancé un appel à tous ceux qui peuvent approter témoignages et souvenirs.

la voix du Vexin fevrier2013

Puisque le Pétillon lance un appel aux collectionneurs, je suggère qu'à Sérifontaine, nous nous fassions un peu connaître d'eux !

D'abord, bien sûr, pour envoyer des témoignages sur nos usines disparues, en commençant par celle de saint-Victor ( Tréfimétaux) qui a tant compté, et pas seulement pour Sérifontaine. Malheureusement, à cette heure la page "photos du temps de l'usine", sur ce blog, a reçu moins de témoignages que celle consacrée aux photos de classe. Elle est pourtant déjà très riche. A l'occasion de ce billet, j'ouvre une nouelle page consacrée à l'architecture de cette usine.

Bien sûr, aussi, il faudrait envoyer des témoignages sur le site de Droittecourt (successivement laminerie du général d'Arlincourt, zinc de la "Vieille Montagne", pianos de Kriegelstein et filtres Rellumix sous la famille Muller) et même sur l'usine disparue de Sainte-Marie (laminoirs, puis lacets, rouissage du lin, etc).

Mais dans le contexte actuel, avec plus de 250 emplois menacés à Eragny (les derniers emplois industriels sur notre vieille rivière jadis si industrieuse) il faudrait se mobiliser pour retrouver des souvenirs du site "Saint-Charles", qui lui aussi a connu, depuis la filature de Davillier (1816) puis les feutres de Stéhelin... jusqu'à Merck-Organon, une bien longue histoire.

à l'origine de Saint-Charles

L'usine e feutre

Ce serait, pour tous, un moyen de sentir intimement que les emplois en cause ne sont pas des chiffres mais des vies de femmes et d'hommes, des souvenirs de retraités, des cendres de disparus, un peu de l'âme de notre petit pays. En faisant connaître cette histoire, chacun de ceux qui en conservent un petit bout peut apporter sinon une aide décisive, du moins sa marque de sympathie dont ceux qui luttent ont aussi besoin.

banderole

Vous pouvez

  • me communiquer vos témoignages : favierserifontaine@orange.fr
  • ou bien les adresser directement aux deux personnes qui préparent cette exposition:

jbriand@cegetel.net ou jean-pierre.petit1@hotmail.fr .