C'est la ComCom de Vexin-Thelle, a priori moins concernée pourtant, qui a publié en juillet 2011 un appel d'offres pour une étude sur les problèmes de ruissellement et de traitement des eaux dans le Bassin versant de l'Epte. Cette étude serait encore en cours. Ellle semble viser à déterminer les responsabilités, entre le grand nombre de structures les plus diverses qui à des titres divers ont ou devraient avoir des responsabilités à ce sujet.

Or deux constats s'imposent: sur les cartes, la ComCom du Pays de Bray reste en blanc. Et Sérifontaine également, malheureusement.

Voyez ici la carte des compétences statutaires :

Compétences statutaires sur les cours d'eau

Autour de nous Eragngy (dans le Vexin-Thelle), Bazincourt et Amécourt (Gisors-Epte-Lévrière) et Talmontiers ( seule exception dans la ComCom du Pays de Bray) ont des compétences en matière de surveillance, coordination, entretien et travaux d'aménagement. Sérifontaine n'en a pas et fait partie des 3 seules communes riveraines laissées en blanc sur la carte.

Voyez maintenant la carte des actions menées sur les cours d'eau, où l'on retrouve évidemment la même situation:

Actions menées sur les cours d'eau

Une situation tout de même étonnante lorsqu'on songe que, malheureusement, Sérifontaine est aussi l'un des points "noirs" de la pollution en bord même de l'Epte, comme le révèle la base officielle du ministère de l'Ecologie.

Enfin sur la carte des actions menées sur le ruissellement, le constat n'est pas meilleur, même si sur la rive normande les blancs sont aussi nombreux. Alors même que la ComCom du Pays de Bray a, sur ce sujet précis, initié des études et édicté des mesures agro-environnementales, Sérifontaine reste en blanc sur la carte:

actions menées contre le ruissellement

Certes, dira-t-on c'est parce que Sérifontaine est (restée) longtemps isolée qu'elle apparaît ainsi en blanc sur ces cartes. Et c'est parce que la CCPBO était privée de sa frontière naturelle qu'elle avait ainsi fortuitement oublié que ses eaux, ruisselantes ou courant en ruisseaux vers l'Epte, faisaient partie de son "bassin".

Mais enfin puisqu'on invoque la nature en haut lieu, Monsieur le Préfet aurait enjoint à la CCPBO de se mêler un peu de la chose. et on s'en réjouira.

Reste que le concept de "bassin" , si l'on tient absolument à emprunter aux réalités naturelles pour traiter les problèmes humains, est infiniment plus riche et plus sensé que celui de frontière. Et que si les eaux de Lachapelle-aux-pots ruissèlent vers l'Epte, les Sérifontainois ruissèlent dans leur "bassin de vie" vers Gisors et vers Paris.