samedi, mars 29 2014

30 - Champignolles : moines, bourgeois, laboureurs et... maires

Qui compta, dès l'aube de la Révolution, parmi les premiers élus de notre commune ? Le fermier de Champignolles !

Depuis André Famin en 1789 jusqu'à Patrick Thibaut aujourd'hui, existerait-il un fil ténu mais tendu à travers toute notre histoire qui fut tellement industrielle qu'on en aurait oublié ceux qui n'étaient ni meuniers, ni lamineurs, ni ouvriers? Au commencement, il y eut les moines, au moulin de Saint-Victor autant qu'à la ferme de Champignolles. De là partent deux histoires...

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dimanche, février 9 2014

29 - Fortune et misère : Jehannette, Jehanne et le Roi

Le récit ( billet précédent) par un chroniqueur castillan de la vie luxueuse et raffinée que l'on menait à Sérifontaine du temps de Renaud de Trie et de la jeune et belle Jeanne de Bellengues peut donner le sentiment d'être enjolivé. On va revenir à ce temps glorieux de notre commune, mais par un chemin plus terre à terre, en nous intéressant au geste malheureux d'une povre jeune femme cousturière de linge employée de la jeune Dame de Sérifontaine.

povre jeune femme

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jeudi, décembre 26 2013

28 - La plus belle dame qui fut alors en France

Il y a un pays où Sérifontaine fut un mythe littéraire, le cadre princier d’une incroyable histoire d’amour entre un aventurier et la plus belle femme de France. Vous n’en croyez rien ?

La Bibliothèque de Madrid conserve le manuscrit d’un célèbre récit chevaleresque, le Victorial, chronique de la vie de Don Pero Niño composée par son porte-étendard alors que son héros avait déjà dépassé la cinquantaine.

le manuscrit de Madrid

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jeudi, décembre 19 2013

27 - Dans quel pays sommes-nous ?

L'un des professeurs qui m'ont le plus marqué nous affirmait que ceux qui vous disent que la France est un vieux pays cartésien ne connaissent ni la France ni la philosophie de Descartes.

Or donc Sérifontaine était une commune de l'Oise, canton du Coudray Saint-Germer, arrondissement de Beauvais, comme je le trouve écrit dans des centaines de documents depuis le 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), quand la réforme de Bonaparte divisa par deux le nombre des cantons créés par la Révolution et supprima les districts. Le canton de Flavacourt et le district de Chaumont disparaissaient, eux qui rattachaient depuis dix ans Sérifontaine aux anciens chef-lieux de sa géographie féodale, le marquisat de Flavacourt dépendant du Comté de Chaumont.

sous la révolution

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lundi, novembre 4 2013

26 - Pour cent briques

Pour cent briques t’as plus rien !

Les cent millions (d’anciens francs) évoqués dans le titre du film d’Edouard Molinaro en1982 sont devenus 152.400 euros. Pour ce prix des parisiens venus plus souvent des lointaines couronnes de notre capitale que de son île Saint-Louis, peuvent acquérir dans l’Oise une petite maison. Si cette maison est ancienne, souvent elle est construite en briques.

Dans l’étude commandée par le Conseil Général sur les différents malaises éprouvés par une grande partie de la population, je lis cette phrase d’une habitante de Crèvecœur : ici la campagne n’a aucun attrait avec la brique. Tout paraît pauvre et délabré, il n’y a pas d’arbres et les champs sont plats. Ça pue. Etc

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mardi, octobre 1 2013

25 - Puisque l'on parle de Musée...

Au moment où des élus de Sérifontaine nous avouent, surpris par l'événement, qu'ils imaginent faire tenir un Musée dans un hall de gare, je suis revenu vraiment admiratif de la belle ferme du Boulleaume où, une fois de plus, l'Association Le Pétillon a réussi le tour de force d'un événement à la fois festif, ludique et culturel. L'exposition de cette année s'intitule " Vexin et Thelle d'hier, terres d'entreprises".

Comme lors des précédentes manifestations, le Pétillon a édité un livre, une mine de renseignements, que je conseille à mes lecteurs d'aller acheter avant qu'il ne soit épuisé !

le livre de l'exposition

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lundi, septembre 23 2013

24 - Gare à toi, Sérifontaine

Il y a quelques jours, soulignant l'absence de toute journée du Patrimoine à Sérifontaine, j'avais cité la Gare parmi les bâtiments malheureusement délaissés. Ce samedi, on a commencé de la murer.

murée

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dimanche, septembre 15 2013

23 - Une nuit à Sérifontaine

Lorsque la Municipalité prit l'initiative de célébrer le centenaire de Madame Reymond, parmi les souvenirs évoqués il en est un qui m'a particulièremetn frappé : son époux et elle avaient découvert Sérifontaine en venant y passer d'abord des fins de semaine au Relais fleuri.

Ainsi donc, non seulement la doyenne des Sérifontainois était une étrangère, qui avait comme moi-même conçu d'abord cette cité industrieuse comme havre de paix, mais il y avait des hôtels où l'on venait passer le week-end ! Et en face d'une usine qui à l'époque n'était pas un cimetière... Pourquoi donc venait-on ou s'arrêtait-on à Sérifontaine?

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jeudi, septembre 5 2013

22 - La ferme du Seigneur de Sérifontaine, avant la Révolution

Toutes les traces écrites de notre passé ne sont pas conservées dans les dépôts d’archives, et de nombreux documents passent de main en main, au gré des successions, des pertes ou des trouvailles. On pouvait trouver des petits bouts de la mémoire de Sérifontaine en vente, il y a peu de temps encore chez les libraires spécialistes de vieux papiers. Ainsi les Archives de l’Oise ont-elles pu acquérir en 2010 un ensemble d’environ 240 pièces manuscrites, du 16ème au 18ème concernant la famille de Flavacourt. J’ai consulté ce carton à Beauvais : on y trouve pêle-mêle des comptes et des mémoires de travaux, la quittance d’un cercueil d’une de nos « dames » morte en 1718 ou bien une facture pour la réparation du moulin de Saint Victor...

Internet devient un marché autrement plus vaste que ne l’était celui des marchands de vieux papiers, et récemment c’est moi qui ai pu acquérir une pièce étonnante : le bail datant de 1751 par lequel le Marquis de Flavacourt donne en fermage rien de moins que la ferme du château de Sérifontaine. C’est un jeune professeur d’histoire originaire de Franche-Comté et exilé dans un lycée de Picardie, Monsieur Arnaud Dochtermann qui m’a révélé l’existence de ce document que j’ai décidé de mettre en ligne, non parce qu’il est entré dans ma collection mais par ce qu’il me paraît particulièrement intéressant.

couverture page 1
télécharger les douze pages du bail

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lundi, août 26 2013

21 - En l'an 918 Sérifontaine est-elle entrée dans l'histoire comme monnaie d'échange?

Pour me faire pardonner mes escapades dans l'actualité, j'ai consacré une partie de mes vacances à remonter plus loin que d'habitude dans le passé : au temps des Vikings !

On cite souvent la charte du 14 mai 918 dont il va être question comme la première mention historique de Sérifontaine (depuis la Géographie de l'Oise par Badin en 1847 ou le Dictionnaire de Toponymie de Lambert en 1963 et jusqu'au chartiste Marcel Baudot, Inspecteur Général des Archives de France en 1983) . Ceci avec de très nombreuses conséquences, tant pour l'histoire de notre commune que pour la signification de son nom, sujet que je n'aborderai toujours pas ici.

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mardi, juillet 2 2013

20 - A quoi ressemblera Sérifontaine dans dix ans?

J'ai fait partie de ceux qui ont fortement réagi lorsque l'image de Sérifontaine a été utilisée par un reportage télévisé pour illustrer (avec d'ailleurs certaines images tournées à Gisors!) une démonstration politique malhonnête. Je n'y reviens pas. Mais celui qui aurait regardé le même reportage en coupant le son, qu'aurait-il perçu des simples images? Carreaux cassés, rues vides... une sorte de Moldavie à vingt lieues de Paris.

des rues vides

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mardi, juin 11 2013

19 - Trevor Hordley et son équipage

C'était quelques semaines avant de remettre le manuscrit de mon livre, vers la fin 2010. J’eus le sentiment qu’y manquait une chose : une photo me permettant d’évoquer le destin des jeunes britanniques tombés devant la ferme de Champ-Mauger en juillet 1944. Si leur influence sur l’histoire de Sérifontaine est évidemment mince, ils pèsent assez lourdement sur notre mémoire. Une fois par an, on honore leur drapeau et on joue en leur honneur le God save the Queen.

la stèle

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vendredi, mars 15 2013

18 - Le Pape, Sérifontaine et sa Demoiselle

Le Pape à Sérifontaine ? On sait qu'en 1119 le pape (français) Calixte II se rendit à Gisors pour tenter de régler un différent entre les rois de France et d'Angleterre. Mais on n'a aucune trace que ses pas le portèrent chez nous.

Pourtant on trouve bien plus tard une (fort discrète !) intervention pontificale dans l'histoire de Sérifontaine. C'est un tout petit détail, et je l'ai trouvé dans un endroit tout à fait imprévisible : dans L'Histoire de ma Vie de George Sand (1804-1876).

le livre

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dimanche, mars 3 2013

17 -A la recherche d'une étrange statue

Il y eut jadis, à Sérifontaine, une statue présentant les attributs des deux sexes : on disait un Hermaphrodite en un temps où la culture se nourrissait encore des grands récits mythologiques. Hermaphrodite avait en effet hérité son nom de ses deux parents, Hermès et Aphrodite; mais quant à leurs deux beautés qu'il unissait en un seul corps, il semble qu'il les ait dues non à la génétique mais à une sombre vengeance d'une nymphe dont il aurait niaisement repoussé les avances.

En 1608 on découvrit à Rome un Hermaphrodite de marbre datant sans doute du deuxième siècle de notre ère. Acquise par le cardinal Borghèse, l'oeuvre qui fascina immédiatement toute l'Europe en garda le nom. Ce cardinal lui fit en 1620 sculpter un lit de marbre par le Bernin. En 1807 la statue fut cédée par le prince Borghèse, époux de Pauline Bonaparte, à son impérial beau-frère, qui l'installa au Louvre.

l'Hermaphrodite Borghese au Louvre

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lundi, février 4 2013

16- le Vexin, terre d'entreprises

On lit toujours avec plaisir la Voix du Vexin. Ce bulletin de liaison de ceux qui partagent la Foi chrétienne est aussi largement ouvert sur la vie concrète des hommes et il présente régulièrement des sujets intéressants sur le Vexin, ce pays dont on veut nous couper mais que nous traversons à chaque voyage vers Paris.

Ce mois-ci il faut tout particulièrement remercier les rédacteurs, qui attirent notre attention sur une initiative très bienvenue de l'Association Le Pétillon. Nombre d'entre vous connaissent déjà sans doute leurs réalisations, mais je crois d'en faire d'abord une brève présentation en renvoyant pour le reste au site internet du Pétillon et à l'article de la Voix du Vexin

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mercredi, janvier 16 2013

15- L'Epte est-elle brayonne?

Question provocatrice!

L'Epte prend sa source dans le Bray et conduit vers le Vexin normand, à Giverny, des eaux venues du Bray normand et picard, et des deux Vexins, avec davantage d'affluents d'ailleurs du côté français que du côté normand.

Quel étonnement, alors, de voir la Communauté de Communes qui a pris à elle toute seule le nom de "Pays de Bray" oublier apparemment jusqu'à l'existence de l'Epte. Quand on songe que Monsieur le Préfet ne fonde notre rattachement à cette ComCom que sur le caractère "naturel" de cette frontière (et sur le traitement des déchets, ce qui est très flatteur) on découvre avec surprise à quel point l'Epte est en réalité un sujet absent des soucis à Lachapelle-aux-pots.

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mardi, janvier 8 2013

14- Une étape royale

Avec les voeux s'échangent de petits présents. J'en ai reçu un que je souhaite partager avec tous ici. Mon ami Bruno Nardeux, professeur d'histoire dans un lycée parisien et grand connaisseur de Lyons-la-Forêt et des parages normands entre Lyons et Sérifontaine, vient de trouver et de me communiquer la trace de ce qui est non seulement l'une des rares, mais peut-être la première visite royale dans notre petite ville.

Un recueil établi par le chartiste Michel Nortier indiquait en effet que le roi Jean II le Bon s'était arrêté à Sérifontaine le 8 janvier 1353. Trouvant ceci au hasard de ses propres recherches, Bruno Nardeux s'est rendu pour nous à la Bibliothèque Nationale, rue Richelieu, et a retrouvé et photographié l'acte en question.

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vendredi, décembre 28 2012

13- C'était en 2012

Le Journal L'Oise Hebdo faisant la rétrospective des événements de l'année 2012, canton par canton, donne parmi les 12 faits qui semblent avoir marqué l'année dans celui du Coudray-Saint-Germer la disparition de la Vierge de Sérifontaine (voir les billets 4 et 7 ci-dessous) . C'est aussi que la rumeur se serait répandue jusqu'à Beauvais que la Vierge serait finalement réapparue.

le seul miracle

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dimanche, décembre 16 2012

12- En passant par Saint Germer

Un passage par l’Office de Tourisme de Saint-Germer de Fly m'a permis de mettre la main sur deux publications récentes.

D’abord, et c’est une grande nouvelle, le Tome 2 de La Boutonnière de Bray , tout juste imprimé. Il faut vraiment rendre hommage à la jeune Société Historique du Pays de Bray qui compte déjà presque deux cents membres, et à son moins jeune mais étonnement dynamique Président, Monsieur Michel Mille. Loin des publications officielles, leur démarche pour faire connaître et aimer un Pays de Bray à la fois normand et picard, dans la diversité de ses paysages, la richesse de son histoire, la complexité de son identité est tout à fait remarquable et fructueuse.
la Boutonnière de Bray tome 2

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vendredi, novembre 16 2012

11- Une frontière pas si "naturelle" !

Notre destin se décidant à Beauvais, j’avais adressé une lettre au préfet, lui demandant s’il était possible que Sérifontaine bénéficiât d’un petit délai pour organiser un vrai débat sur les différents choix possibles en matière d’adhésion à une ComCom. La réponse du préfet est édifiante à plus d’un titre. Sa lecture renseignera tous ceux qui veulent savoir comment les études sont menées, comment et par qui les décisions sont prises, comment la concertation prévue par la loi est mise en œuvre. J’y reviendrai.

Je veux aujourd’hui m’en tenir à la stupéfiante affirmation selon laquelle "adossé à la rivière Epte, frontière naturelle qui le sépare du département de l’Eure, le territoire de la commune de Sérifontaine constitue un saillant au sein du périmètre de la CC du Pays de Bray" .

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jeudi, novembre 8 2012

10- Sacrée géographie

Alors que je mettais la dernière touche au billet précédent, j'ai trouvé dans ma boite aux lettres le bulletin paroissial. Deux choses sautent aux yeux, le nom (la Voix du Vexin) et la carte. Comme je faisais remarquer l’autre jour à un interlocuteur mécréant que de tous les découpages administratifs, ceux de l’Eglise étaient les mieux faits, je le vis sourire : c’est que ce professeur d’histoire savait que j’avais raison. Pourtant l’Eglise aussi a subi la Révolution, puis les dictats napoléoniens (un évêque par département). Mais à partir de là, et en reconstruisant en permanence son maillage au fur et à mesure que les circonstances le lui imposaient, elle a eu, comme l’Administration, à inventer sa géographie avec son organisation.

Voyons donc ce qu’il en est chez nous. Le dernier curé résident fut le Père François Dutilloy, de 1980 à 1986. La paroisse s’appelle aujourd’hui « Vexin-Nord », et elle regroupe deux communautés, celle dite de Sérifontaine (avec Eragny, Flavacourt, La Lande-en-Son et Talmontiers ) et celle dite de Trie-Château ( avec Boutencourt, Enencourt-Léage, La Bosse, Le Vaumain, Trie-la-Ville et Villers-sur-Trie). Voici sa carte. la paroisse du Vexin Nord

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dimanche, novembre 4 2012

9- Sur leur 31

A force de voir sur ce blog, mais aussi et je m’en réjouis dans la presse, des échanges autour de la Communauté de communes du Pays de Bray-Oise, j’ai décidé de consentir un bel effort. On ne peut pas demander de la transparence et ne pas lire ce qui est mis en ligne. Donc j’ai parcouru les 144 pages du « Diagnostic » établi en 2009 par les promoteurs de ladite Communauté, dans le cadre du SCOT, dont je rappelle pour les courageux qu’on le trouve en cliquant ici

C’est édifiant. Dès la page 4 on nous parle des nombreux espaces oisiens. Je ne sais pas qui sont les auteurs de ce document, mais ils ne se sont pas donné la peine de se renseigner. On ne dit ni oisien, ni oiseux, ni oisif, mais isarien, du nom gaulois de la rivière Isara qui donna Oise en français. Dans la Somme on dit samarien. Ce sont des choses qu’on ne sait pas forcément à la naissance, je sais bien, mais qu’il n’est pas interdit d’apprendre quand on entend donner des leçons à autrui.

une curieuse construction

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dimanche, septembre 16 2012

8 - Sur la route du Bray

Ceux qui ont garé leur voiture devant la Bibliothèque, pour parcourir sous un soleil splendide notre foire à tout annuelle, auront peut-être eu la surprise de découvrir un nouvel équipement : un panneau de plus! ! !

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lundi, août 27 2012

7- Il est plus facile de toucher les journalistes que les gendarmes

La dispariton d'une statue de plâtre (billet n°4) nous aura au moins appris quelque chose: : il est plus aisé de toucher la presse, et même la télévision régionale, que la Gendarmerie.

la vierge a disparu

Le petit sujet qui est passé samedi 25 août au soir sur FR3 montrait les propriétaires lésés (car la Municipalité n'est en rien propriétaire de cette statue!) et les voisins émus. Un peu plus on aurait pensé que toute la population était sous le choc!

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dimanche, août 19 2012

6- C'est la foire !

On parle beaucoup du marché ces jours-ci. Vaste sujet ! Outre la commodité et l’animation, c’est aussi une affaire de statut : sans marché Sérifontaine n’est finalement qu’un gros village.

C'est il y a presque 500 ans que le roi nous accorda un marché hebdomadaire et trois foires annuelles. Mais ceci se perdit bien avant la Révolution, et au fil du temps il ne resta qu’une foire (mercerie, bijouterie, faïences) le 9 octobre pour la Saint Denis. Plus tard cette fête patronale fut remplacée par une fête communale, le 1er dimanche d’octobre.

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samedi, août 18 2012

5- Nos "Grognards"

L’Eclaireur a consacré un bel article (cliquez sur l’annexe) à l’un des nos amis et à sa passion des figurines militaires napoléoniennes : Bernard Bouffart, un grognard de plomb .

Aujourd’hui, il n’est pas forcément bien vu d’aimer Napoléon : il faut se justifier sur des questions que l’on ne se posait pas quand Bernard Bouffart ou moi étions gamins. Parmi les lecteurs de ce blog, il y en a sûrement que le culte de l’homme au petit chapeau indiffère ou révulse. Sur Napoléon on a peut-être écrit un livre par jour depuis sa naissance, mais cela n’empêche point ceux qui ne lisent guère de dire des bêtises ou de proférer des jugements anachroniques et désinvoltes.

J’ai mon opinion, forgée par des lectures nombreuses. J’avoue que le dieu de la guerre m’impressionne moins que le politique profond qui disait « Je ne gouverne pas parce que je suis un général, mais parce que la Nation croit que j'ai les qualités civiles nécessaires pour gouverner ». Mais il y a quelque chose de généreux à aimer la gloire d’antan, et quelque chose de pingre et de coincé qui m’inquiète chez ceux qui pinaillent cette gloire. Plus profondément (car je sais bien que certains vont extrapoler mes dires) j’ai observé qu’à son époque l’immense majorité de ceux qui ont détesté l’empereur étaient viscéralement hostiles à l’égalité civile, à la souveraineté nationale, aux acquis et aux principes de la Révolution. Napoléon jardinier

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vendredi, août 3 2012

4- Elle allait avoir 100 ans, la petite Vierge nous a quittés

C’est apparemment dans la nuit du samedi 28 juillet que la statue de la Vierge exposée dans une petit oratoire à l’entrée du bourg a été volée. Ceux qui se souviennent de cette statue voudront peut-être lui porter une pensée, la dernière probablement, en lisant son histoire.

Durant la première guerre mondiale, l’Abbé Montreuil (qui fut notre curé de 1908 à sa mort en 1948) avait été mobilisé en qualité d'infirmier. Venu en permission, il eut l’idée d’appeler ses paroissiens à se placer sous la protection de Marie sous le vocable de Notre Dame de Toute Aide. On fit le vœu, si Sérifontaine était épargnée, d’organiser chaque année en juillet une procession.

Sérifontaine fut fidèle au vœu. Notre-Dame de Toute Aide eut sa statue de plâtre, sur l’origine de laquelle je ne sais rien. Sans doute l’abbé se la procura-t-il rue Saint-Sulpice à Paris ou dans un magasin spécialisé. Elle n’offre en tout cas aucun trait particulier et le voleur de cette Vierge découvrira qu’elle n’était chère … qu’aux souvenirs des Sérifontainois.

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jeudi, juillet 26 2012

3-Coupures de presse

Je fais parler de Sérifontaine dans le Courrier Picard et l' Eclaireur brayon (cliquez sur les liens en Annexes ci dessous).

La journaliste du Courrier cherchait un endroit pour prendre une photo, j'ai suggéré le laminoir, heureux de sortir un peu de l'église et du cimetière... et puis arrivé sur place j'ai réalisé que cette vénérable relique était placée à quelques mètres de la statue de la Vierge que l'Abbé Montreuil promenait il y a moins d'un siècle en grande pompe dans nos rues. Si des archéologues retrouvent tout cela ensemble dans quelques siècles, ils auront du mal à retrouver le fil (de cuivre) de notre histoire.

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lundi, juillet 16 2012

2-Premières réactions

Je suis heureux de voir que ce blog compte déjà quelques réactions. Pour mon livre, on m'avait mis en garde: je n'aurais pas 10 lecteurs. J'en ai eu des centaines. Je pense que l'intérêt pour notre patrimoine motive un public plus large qu'on ne le croit généralement et qu'il est créateur de liens multiples... y compris amicaux!

Grâce à la page "nos maisons" les Sérifontainois sauront où est la maison qui battait (et qui ne bat plus). Quant à la page sur le cimetière, elle m'a valu une nouvelle visite sur place, pour rassurer une Sérifontainoise exilée sur la tombe de sa famille.

Dans les jours qui viennent, j'attacherai les échos que la presse veut donner à mon initiative.

Aujourd'hui je vourais souligner une démarche intéressante, découverte dans l'Eclaireur daté du 11 juillet : déposer ses archives, ou ses collections, en Mairie. Je connais les collectionneurs, je les aime bien, je partage leur vice (presque) inoffensif. Je les vois bondir: donner ma collection!

Donner, peut-être pas. Léguer, pourquoi pas? Savez-vous que plusieurs collections consacrées au passé de Sérifontaine ont déjà disparu? brûlées par les héritiers (et il s'agit d'un nom célèbre) , jetées à la benne, ou simplement abandonnées à la moisissure... Et quand il ne s'agit que de cartes postales ... cela augmente la valeur des autres collections. Mais il y a aussi des collections de vieux journaux, des albums photographiques, des lettres de soldats, des cahiers de classe, des bibliothèques d'histoire régionale...

Regardez l'article qui m'a fait réagir, cela ne se passe pas sur une autre planète.

Evidemment il faudrait disposer d'un local agréable où déposer, consulter et exposer les reliques du passé. J'y reviendrai.

mardi, juin 26 2012

1-Pourquoi ce blog?

mon livre

Bonjour à tous,

Dans l'introduction au livre Sérifontaine, une commune au bord de l'Epte  que j'ai publié en 2011, j'écrivais : "des hommes et des femmes de tous âges, de toutes conditions et, disons-le sans fard, de tous bords politiques m’ont amicalement accueilli et conseillé. Certains se sont pris au jeu en famille, m’aidant dans mon enquête après m’avoir manifesté assez de confiance pour me prêter des collections précieuses, des souvenirs chers, parfois des reliques familiales. Le plus émouvant cependant a été de constater que parfois très loin du cours de l’Epte, des gens entretenaient le souvenir très fort qui les unissait, malgré le temps qui passe, à la petite ville de leur enfance". 

C'est dans cet esprit que j'ouvre aujourd'hui ce blog. Il est ouvert à tous. Bien sûr, je serais heureux que chacun accepte de signer de son nom ses commentaires. Inscrivez-vous sur ce blog, abonnez-vous au "fil" des billets et des commentaires. Parlez-en, et surtout aux jeunes, car je crois que le passé leur appartient autant que l'avenir. Je publierai des billets et ouvrirai des "pages" (regardez le menu sur la droite de l'écran) qui ouvriront je l'espère autant de "fils" de discussion puisque vous pouvez réagir aux billets et sur les "pages".

Mon but : échanger tous ensemble sur notre patrimoine commun, c'est à dire ce que les anciens nous ont laissé, et sur ce que nous voulons en faire. On peut faire table rase et oublier, accepter de vivre dans une cité dortoir. On peut au contraire y trouver des enseignements et des  leçons de courage et d'optimisme. J'ai la conviction (c'est pour cela que j'ai commencé à écrire mon livre) qu'une réflexion sur nos racines peut nous aider ? Et vous, qu'en pensez-vous ? De quel passé vous sentez-vous solidaire ? ou étranger ?

Je voudrais que ce blog puisse être un lieu d'échange. Bien sûr il y a de nombreuses formes d'échanges, de convivialité, et Sérifontaine reste un lieu convivial, avec des associations, des moments de fêtes, de nombreuses occasions sportives aussi. Mais y fait-on assez en matière culturelle ? Les plus jeunes ou les plus récemment installés, notamment, ont aussi le besoin et le droit de partager une mémoire commune.

Alors, qui que vous soyez, que voudriez-vous savoir, pour mieux comprendre comment notre petite commune est devenue ce qu'elle est, ce que sont ses forces, et ses faiblesses ? Que voudriez-vous savoir aussi, plus simplement, pour mieux apprécier le charme de ses vieux murs, les noms des lieux-dits. Et inversement, que savez-vous (les anciens!) , quels trésors gardez-vous (les collectionneurs!) dont le partage pourrait faire de Sérifontaine "un patrimoine commun"?

Merci.

Voici mon adresse mail : favierserifontaine@orange.fr . N'hésitez pas à m'y contacter pour des problèmes techniques, ou si vous souhaitez me transmettre des illustrations à accrocher à vos commentaires!

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