Sérifontaine, un patrimoine commun

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Sérifontaine en guerre

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vendredi 2 novembre 2018

65- Après la guerre

début de listeLe monument aux morts fait mémoire d'une histoire particulière : un drame national, la guerre, et sa projection sur les destins individuels brisés des "enfants du pays".

Nul doute pourtant que, cent ans après l'armistice claironné au matin du 11 novembre 1918 sur un pays en ruine, dix ans après la mort du dernier poilu français, les discours embrasseront aussi les victimes de tous les conflits suivants.

Dans bien des communes en effet, comme à Sérifontaine, on a ajouté les noms des morts pour la France tout au long du 20ème siècle à celui de leurs aînés de 14-18.

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samedi 29 avril 2017

54 - L'étoile de Jenny

L'histoire des Sérifontainois durant les heures sombres de la seconde guerre mondiale est encore enfouie dans la mémoire de nos anciens ou dans les traditions familiales. Elle git aussi dans des Archives qui deviennent progressivement communicables. Il me semble qu'elle gagnerait parfois à sortir de l'ombre, surtout quand elle peut apporter un rayon de lumière.

Connaître les opinions des Sérifontainois de cette époque, au-delà de souvenirs familiaux, n'est pas chose aisée si l'on cherche des traces dans les documents. Les petits faits, dont ne reste parfois qu'une mention policière ou judiciaire, permettent à la fois d'apporter un éclairage sur une époque et de sortir de l'oubli des anciens dont le nom a fatalement été enseveli sous le poids du temps.

illustration reconstituéeJe voudrais parler ici d'une inconnue, une des très rares personnes non juives à avoir défié les autorités en portant l'étoile jaune.

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dimanche 19 juillet 2015

42 - Le Mosquito de Flavacourt

Parmi les avions tombés autour de Sérifontiane, le Mosquito tint longtemps un e place à part. Car nul ne l'avait retrouvé. C'est chose faite. le Mosquito

Le 20 septembre 1944, un Mosquito appartenant au 409ème escadron des éperviers de nuit (Nighthawks) de la Royal Canadian Air Force canadiens percute le sol près de la ferme de la Loge à la limite entre Flavacourt et Sérifontaine.

Il s'agissait d'un Mosquito de type NF.XIII, chasseur de nuit, développé par Haviland à partir de la base du bombardier B.IV de 1942, mais dont les 4 mitraillettes étaient remplacées par le radar AI MK 8. Celui-ci ne fut pas victime de la DCA allemande, et en vol de reconnaissance sa légèreté et sa vitesse lui aurait permis d'échapper facilement à ses poursuivants. C'est plus banalement un épais brouillard qui fut responsable de l'accident.

L'unique passager de ce vol qui avait comme mission la reconnaissance pour retrouver d'autres équipages abattus, fut Massey Willimason Beveridge, âgé de 28 ans et originaire de Westmount au Québec. Il est enterré au cimetière de Flavacourt, où sa tombe est fleurie. Une rue de Flavacpourt perpétue la mémoire du Colonel Beveridge.

Quant à l'autre avions mentionné dans l'article, il était tombé dans la nuit du 7 juin 1944. C'était un bombardier lourd de type Halifax III avec 7 hommes à bord est abattu au dessus de la Croix-blanche, à Favacourt. Il y a eu six rescappés mais le sergent canadien Frederick William Layton, âgé de 20 ans, mourut dans le crash. L’épave sera recherchée durant 15 ans et finalement retrouvée par Maurice Allard au lieu-dit la Croix blanche.

mardi 6 mai 2014

33 - Ceux de l'an 40 : célébrés et oubliés du Monument aux Morts

Les recherches que j'ai entreprises après la découverte de la photo allemande de Champignolles (billet 32) m’ont fait mesurer à quel point le Monument devant lequel le drapeau s’incline chaque année n’est pas forcément d’un très grand secours lorsque l’on veut retracer avec respect, mais aussi avec précision, le destin de ceux qui, dans le dernier conflit mondial, sont morts par faits de guerre.

En effet, outre nos victimes civiles, des hommes nés à Sérifontaine mais vivant ailleurs lors de leur mobilisation n’y sont pas inscrits. Enfin certains morts qui reposent dans notre cimetière sont inscrits sur le Monument d’une autre commune, car les rapatriements en tous sens sont intervenus à la toute fin des années 40 et au-delà, bien après que l'on avait gravé les listes sur les monuments.

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mardi 29 avril 2014

32 - Des soldats morts venus d'ailleurs à sortir de l'oubli

Comme toutes les Communes de France, Sérifontaine honore « ses enfants morts pour la France » par des cérémonies symboliques. Elle célèbre aussi la mémoire des aviateurs alliés tombés sur son sol. Je voudrais évoquer d'autres soldats venus d'ailleurs, et morts à Sérifontaine.

Dans le cimetière, on a inhumé contre le mur du fond, à côté des victimes civiles de 1940, un aviateur anglais qui s'appelait Noel Isham, du 8ème bataillon (constitué de volontaires et connu comme London Rifle Brigade). Il était originaire du Buckingamshire, et il a été tiré quelque part vers Guerqueusalle, sans doute par les mitrailleurs allemands qui tenaient encore l'herbage devant la petite chapelle d'Amécourt où se trouvait un canon. Noël Isham est mort le 30 août 1944 après avoir agonisé toute la nuit dans l’école, sur le bureau de la directrice.

Isham

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mardi 11 juin 2013

19 - Trevor Hordley

C'était quelques semaines avant de remettre le manuscrit de mon livre, vers la fin 2010. J’eus le sentiment qu’y manquait une chose : une photo me permettant d’évoquer le destin des jeunes britanniques tombés devant la ferme de Champ-Mauger en juillet 1944. Si leur influence sur l’histoire de Sérifontaine est évidemment mince, ils pèsent assez lourdement sur notre mémoire. Une fois par an, on honore leur drapeau et on joue en leur honneur le God save the Queen.

la stèle

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