Sérifontaine, un patrimoine commun

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Nos petites frontières

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jeudi 24 octobre 2019

71 - Sommes-nous sur un carrefour ou sur une marge ?

Je répondrai à cette question, en me situant sur le plan historique, et pour une fois à Gisors davantage qu'à Sérifontaine, lors d'une conférence au Boisgeloup, mardi 5 novembre à 19 heures, en introduction à un atelier participatif organisé par «Gisors en Commun » sur ce thème très contemporain.

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(entrée gratuite)

mardi 22 juillet 2014

36 - La Grande Picardie

le beffroi de RueAprès le champagne, la bière : les picardiens se voient promis à un nouveau mariage non moins autoritaire, mais qui ne suscite guère d’opposition que chez quelques barons socialistes qui jouent "Malvenus chez les Chtis" sans talent et sans argument, juste parce qu'ils sont inquiets pour leurs beffrois. Mais même pour les beffrois, parmi les 22 classés au patrimoine mondial, 6 sont picards...

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lundi 9 juin 2014

35 - Vive la Neustrie !

Avec le découpage de la France non en grandes préfectures mais en petits royaumes, et d'une taille sans équivalent dans notre tradition nationale, on ne remonte guère que de quinze siècles : lors du premier partage du royaume de Clovis, en 511, notre région échut ainsi à Childebert qui était« roi de Paris ».

511

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mardi 3 juin 2014

34 - Champagne !

Les territoires passent, les élus restent.

Je mets un malin plaisir à retourner la formule qu’employait la Présidente de la Communauté de Communes du Pays de Bray-Oise pour renvoyer à des calculs politiciens toute volonté d’inscrire notre commune dans une autre intercommunalité que la sienne. Tout ce qui est politique serait donc impur, les territoires, selon une autre formule grandiose, eux, ne mentiraient pas ?

agecanonix Sauf que les élus, chez nous, restent parfois fort longtemps : Pierre-Eugène Boyer ou Bernard Leduc à Sérifontaine, Marcel Larmanou à Gisors, ou l’indéboulonnable Jean-François Mancel…

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jeudi 19 décembre 2013

27 - Dans quel pays sommes-nous ?

L'un des professeurs qui m'ont le plus marqué nous affirmait que ceux qui vous disent que la France est un vieux pays cartésien ne connaissent ni la France ni la philosophie de Descartes.

Or donc Sérifontaine était une commune de l'Oise, canton du Coudray Saint-Germer, arrondissement de Beauvais, comme je le trouve écrit dans des centaines de documents depuis le 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), quand la réforme de Bonaparte divisa par deux le nombre des cantons créés par la Révolution et supprima les districts. Le canton de Flavacourt et le district de Chaumont disparaissaient, eux qui rattachaient depuis dix ans Sérifontaine aux anciens chef-lieux de sa géographie féodale, le marquisat de Flavacourt dépendant du Comté de Chaumont.

sous la révolution

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mercredi 16 janvier 2013

15- L'Epte est-elle brayonne?

Question provocatrice!

L'Epte prend sa source dans le Bray et conduit vers le Vexin normand, à Giverny, des eaux venues du Bray normand et picard, et des deux Vexins, avec davantage d'affluents d'ailleurs du côté français que du côté normand.

Quel étonnement, alors, de voir la Communauté de Communes qui a pris à elle toute seule le nom de "Pays de Bray" oublier apparemment jusqu'à l'existence de l'Epte. Quand on songe que Monsieur le Préfet ne fonde notre rattachement à cette ComCom que sur le caractère "naturel" de cette frontière (et sur le traitement des déchets, ce qui est très flatteur) on découvre avec surprise à quel point l'Epte est en réalité un sujet absent des soucis à Lachapelle-aux-pots.

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vendredi 16 novembre 2012

11- Une frontière pas si "naturelle" !

Notre destin se décidant à Beauvais, j’avais adressé une lettre au préfet, lui demandant s’il était possible que Sérifontaine bénéficiât d’un petit délai pour organiser un vrai débat sur les différents choix possibles en matière d’adhésion à une ComCom. La réponse du préfet est édifiante à plus d’un titre. Sa lecture renseignera tous ceux qui veulent savoir comment les études sont menées, comment et par qui les décisions sont prises, comment la concertation prévue par la loi est mise en œuvre. J’y reviendrai.

Je veux aujourd’hui m’en tenir à la stupéfiante affirmation selon laquelle "adossé à la rivière Epte, frontière naturelle qui le sépare du département de l’Eure, le territoire de la commune de Sérifontaine constitue un saillant au sein du périmètre de la CC du Pays de Bray" .

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jeudi 8 novembre 2012

10- Sacrée géographie

Alors que je mettais la dernière touche au billet précédent, j'ai trouvé dans ma boite aux lettres le bulletin paroissial. Deux choses sautent aux yeux, le nom (la Voix du Vexin) et la carte. Comme je faisais remarquer l’autre jour à un interlocuteur mécréant que de tous les découpages administratifs, ceux de l’Eglise étaient les mieux faits, je le vis sourire : c’est que ce professeur d’histoire savait que j’avais raison. Pourtant l’Eglise aussi a subi la Révolution, puis les dictats napoléoniens (un évêque par département). Mais à partir de là, et en reconstruisant en permanence son maillage au fur et à mesure que les circonstances le lui imposaient, elle a eu, comme l’Administration, à inventer sa géographie avec son organisation.

Voyons donc ce qu’il en est chez nous. Le dernier curé résident fut le Père François Dutilloy, de 1980 à 1986. La paroisse s’appelle aujourd’hui « Vexin-Nord », et elle regroupe deux communautés, celle dite de Sérifontaine (avec Eragny, Flavacourt, La Lande-en-Son et Talmontiers ) et celle dite de Trie-Château ( avec Boutencourt, Enencourt-Léage, La Bosse, Le Vaumain, Trie-la-Ville et Villers-sur-Trie). Voici sa carte. la paroisse du Vexin Nord

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dimanche 4 novembre 2012

9- Sur leur 31

A force de voir sur ce blog, mais aussi et je m’en réjouis dans la presse, des échanges autour de la Communauté de communes du Pays de Bray-Oise, j’ai décidé de consentir un bel effort. On ne peut pas demander de la transparence et ne pas lire ce qui est mis en ligne. Donc j’ai parcouru les 144 pages du « Diagnostic » établi en 2009 par les promoteurs de ladite Communauté, dans le cadre du SCOT, dont je rappelle pour les courageux qu’on le trouve en cliquant ici

C’est édifiant. Dès la page 4 on nous parle des nombreux espaces oisiens. Je ne sais pas qui sont les auteurs de ce document, mais ils ne se sont pas donné la peine de se renseigner. On ne dit ni oisien, ni oiseux, ni oisif, mais isarien, du nom gaulois de la rivière Isara qui donna Oise en français. Dans la Somme on dit samarien. Ce sont des choses qu’on ne sait pas forcément à la naissance, je sais bien, mais qu’il n’est pas interdit d’apprendre quand on entend donner des leçons à autrui.

une curieuse construction

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dimanche 16 septembre 2012

8 - Sur la route du Bray

Ceux qui ont garé leur voiture devant la Bibliothèque, pour parcourir sous un soleil splendide notre foire à tout annuelle, auront peut-être eu la surprise de découvrir un nouvel équipement : un panneau de plus! ! !

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