Sérifontaine, un patrimoine commun

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dimanche 6 novembre 2016

50 - Il y a bien longtemps de cela, les Gaulois

Un propos démagogique récent voudrait que, si nous voulons être français, nos ancêtres devraient être gaulois.

On ne fait pas plus maladroit que l’usage polémique d’une vieille rengaine. La formule de l'historien Ernest Lavisse (1842-1922) n'en demandait pas tant :

LavisseIl y a dans le passé le plus lointain une poésie qu'il faut verser dans les jeunes âmes pour y fortifier le sentiment patriotique. Faisons-leur aimer nos ancêtres les Gaulois et les forêts des druides (...) tous nos héros du passé, même enveloppés de légendes car c'est un malheur que nos légendes s'oublient. Un pays comme la France ne peut vivre sans poésie.

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lundi 26 septembre 2016

49 - Temps proche et plus lointain

Dix ans bientôt que le site de Saint-Victor (que la presse appelle KME et les sérifontainois "Tréfimétaux") a fermé et qu'en ces lieux jadis bruyants on n'entendait plus que le cours de l'Epte.

Plus un bruit

A l'occasion de son rachat par la Municipalité, l'Oise Hebdo a consacré un vrai petit cahier, deux doubles pages, à l'évocation de ce passé. J'ai bien sûr donné mon autorisation avec enthousiasme quand on m'a demandé si les données de mon site pouvaient être reproduites : c'est qu'elles ne sont pas à moi, Sérifontaine est bien, un patrimoine commun. L'Oise Hebdo a réalisé ici un travail d'une particulière qualité.

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dimanche 14 février 2016

48 - La Vigne, un paysage disparu de Sérifontaine

L'une des premières choses que l'on lit, en arrivant par la route à Sérifontaine, est qu'il y a un « Quartier de la Vigne ». Pourtant nous sommes plutôt en pays de cidre, et depuis assez longtemps pour que la vigne ait totalement disparu de notre paysage. Mais ce quartier tient bien son nom d’une ancienne vigne locale, située comme on le voit sur la carte d'état major.

le fond de la vigne

Mais deux autres vignes ont dû exister jadis. On trouve ainsi sur le cadastre la vigne Laverine sur les pentes ensoleillées du fond de Marchanval. Une troisième semble avoir existé à l’entrée de Droittecourt en face de l’ancien débit de boisson !

Il y eut donc jadis du "vin de Sérifontaine" couvrant les usages locaux, messe et tables de fêtes.

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dimanche 3 janvier 2016

47 - L'Epte, entre nature et industrie

J’ai déjà beaucoup écrit sur l’Epte, une frontière pas si naturelle mais persistante, et qui nous vaut aujourd'hui d'être dans la région de Lille et non dans celle de Rouen.

Au moment où la Municipalité envisage de traiter le problème du site de Saint-Victor j'ai pensé qu'il était bon de rappeler que l'Epte est d'abord notre rivière. Une rivière dont des cartes postales datant d'il y a un siècle rappellent qu'elle fut jadis bucolique même à Sérifontaine et même si les interventions humaines sur son cours sont anciennes parce que cette rivière qu'un poète médiéval qualifiait d'utile a souvent été porteuse de projets et d'identité pour notre commune.

Ce billet doit évidemment beaucoup aux savants travaux de Monsieur Jérôme Vrel, dont on peu voir par ailleurs la récente conférence sur Amécourt et Talmontiers, villages au bord de l'Epte.

paysage

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samedi 28 novembre 2015

46 - Une maison de "parisien" ?

Tous les Sérifontainois ou presque la connaissent bien, la "maison du docteur", qui fut longtemps celle du docteur Claude Valet. Ne dit-on pas qu'il a accouché près de 600 habitants entre 1947 et 1984 ? J'ai évoqué cette figure marquante de notre histoire récente dans mon article "médecins et pharmaciens de Sérifontaine" sur le Bulletin Municipal de novembre 2015.

la maison du docteurIci, je voudrais parler de sa maison, au 53 de la rue Pierre-Eugène Boyer, l'une des plus belles sans doute, une maison bourgeoise comme on en trouve davantage à Gisons que chez nous. Qui l'a faite construire? Qu'a-t-elle de particulier ?

Depuis longtemps, un détail m'intriguait. Je l'avais signalé sur la page nos maisons : les initiales sur les grilles. Faites pour être "lues" depuis la maison et non depuis la rue, elles mêlent un E et un V.

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samedi 10 octobre 2015

45 - Conférence de Jérôme Vrel

Une excellente initiative, la mise en ligne de la conférence de Jérôme Vrel lors des dernières journées du Patrimoine. Jee pense qu'elle intéressera les lecteurs de mon blog, et je la mets donc en ligne, en renouvelant mes remerciements à Jérôme Vrel pour l'aide qu'il ne m'a jamais comptée !

samedi 26 septembre 2015

44 - 1789, le voyage à Chaumont

J'ai profité des "Journées du Patrimoine" de dimanche dernier pour faire un petit voyage jusqu'à Chaumont, en pensant aux hommes de 1789. J'ignorais alors que 1789 allait faire l'objet, dans la même semaine, d'un jugement à l'emporte-pièce à la fois stupide et stupéfiant. Cela vaut le détour.

Il y a deux sortes d'imbéciles en matière d'Histoire de France. Ceux qui considèrent qu'elle s'arrête en 89, et ceux qui pensent qu'elle commence cette année-là. Raison de plus pour revenir tranquillement au destin de notre petit bourg, et se demander ce qu'y furent les débuts de la Révolution.

Sous l'ancien régime, la paroisse de Sérifontaine relevait du bailliage de Chaumont, institution dont le souvenir se maintient dans le nom de la belle maison du bailliage au pied de l'église Saint-Jean.

la maison du bailliage vers 1900

Les événements du début de la révolution française sont pour ainsi dire les derniers pour lesquels notre histoire soit liée à l'antique Vexin avant que la révolution nous rattache au Coudray puis à Beauvais.

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mardi 21 juillet 2015

43 - Quand le passé part avec la fumée...

la cheminéeIl y a un an le groupe MSD avait cédé la cession du site industriel Merck-Organon d’Eragny-sur-Epte (qui emploie 76 salariés) à l’américain Amphastar. Il se dit, entre Sérifontaine et Gisors, que l'actuel propriétaire mettrait la torpeur de l’été à profit pour abattre la vieille cheminée de l’usine Saint-Charles. Ou la remplir de béton, ce qui serait un moindre mal.

Sans doute ce que l’on dit des arbres est-il vrai du passé, qu’il ne monte pas jusqu’au ciel. Je ne sais si cette cheminée menace ruine (la chaussette que l'on distingue bien en cliquant sur la photo ci-dessus le laisse penser), ou si elle gêne l’occupant. Sa destruction étonnera le passant régulier, dont sa silhouette rythmait le voyage quotidien.

depuis la route

Elle fera plus mal aux anciens du site, car c’est finalement un bout de leur mémoire que l’on détruit, parce que l’on n’y attache finalement aucune valeur. Alors que nul ne sait bien non plus quelle forme de conservation on réservera à l’usine Saint-Victor de Sérifontaine…

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dimanche 19 juillet 2015

42 - Le Mosquito de Flavacourt

Parmi les avions tombés autour de Sérifontiane, le Mosquito tint longtemps un e place à part. Car nul ne l'avait retrouvé. C'est chose faite. le Mosquito

Le 20 septembre 1944, un Mosquito appartenant au 409ème escadron des éperviers de nuit (Nighthawks) de la Royal Canadian Air Force canadiens percute le sol près de la ferme de la Loge à la limite entre Flavacourt et Sérifontaine.

Il s'agissait d'un Mosquito de type NF.XIII, chasseur de nuit, développé par Haviland à partir de la base du bombardier B.IV de 1942, mais dont les 4 mitraillettes étaient remplacées par le radar AI MK 8. Celui-ci ne fut pas victime de la DCA allemande, et en vol de reconnaissance sa légèreté et sa vitesse lui aurait permis d'échapper facilement à ses poursuivants. C'est plus banalement un épais brouillard qui fut responsable de l'accident.

L'unique passager de ce vol qui avait comme mission la reconnaissance pour retrouver d'autres équipages abattus, fut Massey Willimason Beveridge, âgé de 28 ans et originaire de Westmount au Québec. Il est enterré au cimetière de Flavacourt, où sa tombe est fleurie. Une rue de Flavacpourt perpétue la mémoire du Colonel Beveridge.

Quant à l'autre avions mentionné dans l'article, il était tombé dans la nuit du 7 juin 1944. C'était un bombardier lourd de type Halifax III avec 7 hommes à bord est abattu au dessus de la Croix-blanche, à Favacourt. Il y a eu six rescappés mais le sergent canadien Frederick William Layton, âgé de 20 ans, mourut dans le crash. L’épave sera recherchée durant 15 ans et finalement retrouvée par Maurice Allard au lieu-dit la Croix blanche.

jeudi 9 juillet 2015

41- Le temps du Cuivre

Poursuivant une série d'études sur nos défuntes industries, j'ai publié dans le Bulletin Municipal un article qui fait écho au précédent consacré à la fusion de Tréfimétaux et Péchiney. Les "malheurs" de notre industrie ne datent pas d'hier, mais ils ont souvent en commun de prendre leur source dans des décisions prises au loin, c'est à dire à Paris !

une histoire de cuivre

samedi 2 mai 2015

40 - Comment Tréfimétaux fusionna avec Pechiney

Pendant longtemps, après la dernière guerre, la rationalisation du marché national du cuivre et de l'aluminium, au demeurant largement protégé jusqu'au Traité de Rome de 1957 par des barrières douanières et des monopoles de fait, se faisait par le jeu d'ententes diverses. En 1956 l'entente dite « C III » organisait la transformation du cuivre entre la Cegedur, les Tréfileries du Havre et la Compagnie Française des Métaux. Mais ces deux dernières sociétés, refusant de tomber dans l'escarcelle de Péchiney, refusèrent en 1960 de signer l'entente dite « A 4 » concernant l'aluminium.

La société Tréfimétaux est constituée, en 1962, directement contre la Cegedur, par la fusion entre les sociétés Compagnie Française des Métaux et Tréfileries et Laminoirs du Havre (créée en 1907). A Sérifontaine, on ne parlera plus de CFM mais de "Tréfimétaux". Le nom ( qui finalement ne servira pas longtemps légalement) y reste présent dans les mémoires, bien après l'absorption par Péchiney

Le nouveau Président, Georges Desbrières, ne cachait pas alors ses ambitions et sa stratégie offensive : « l’union totale que nous allons vous proposer d’approuver donnera naissance à un ensemble qui sera le plus important producteur de demi-produits, en cuivre et en aluminium, de la Communauté Economique Européenne (…) elle confèrera une puissance industrielle, commerciale et financière qui lui assurera, il est permis de l'espérer, un avenir prometteur». De cet avenir, il semble que les actionnaires tarderont à palper les dividendes, car les titres « Tréfimétaux » que l’on trouve dans les brocantes ont gardé tous leurs coupons attachés…

un titre Tréfimétaux

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samedi 7 mars 2015

39 - L'inventaire du château

Dans un guide touristique de 1857 on pouvait lire : Céréfontaine a un château splendide au dehors, mais actuellement d'une nudité déplorable à l'intérieur.

avant destruction

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dimanche 11 janvier 2015

38 - Sérifontaine, ses blasons, ses symboles

En quelques semaines, on m'a posé deux questions qui se rejoignent un peu : existe-t-il des "armoiries" de Sérifontaine ? et que penser du logo actuel de la commune ? C'est moi, évidemment, qui fait le lien entre les deux questions, mais toutes deux concernent bien le patrimoine symbolique de notre commune.

Sans refaire toute l'histoire du blason et de l'héraldique, rappelons que celle-ci naît au 11ème siècle sur les champs de bataille, pour distinguer les combattants. Elle est donc à l'origine le propre des familles de la chevalerie. De là, le blason passe à la noblesse (adoubée ou non) et devient héréditaire.

Fouilleuse de FlavacourtRappelons aussi, cela va être utile, qu'une famille même noble peut avoir un patronyme et/ou un toponyme. Par exemple, chez nous, la famille Fouilleuse de Flavacourt. Le blason de la famille Fouilleuse n'est pas obligatoirement celui du village de Flavacourt, d'autant qu'un village, comme on va le voir, n'a pas vraiment à posséder d'armoiries.

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jeudi 20 novembre 2014

DEUX ANS DÉJÀ (et même un peu plus)

deux ans

lundi 11 août 2014

37 - Du temps des "rouges" : autour de Pierre-Eugène Boyer

Un grand merci à Ghislain Canchon, natif de Sérifontaine, qui ayant eu connaissance de ce blog a eu la gentillesse de me contacter et m'a prêté cette photo prise à l'occasion d'un repas sur une table de la cantine de l'usine Saint-Victor (à l'époque Compagnie Française des Métaux) .

du temps de Pierre Eugène Boyer

De gauche à droite et grâce à l'aide de plusieurs sérifontainois il est possible d'identifier : MM. Léopold Lebrun, Huet (on m'a aussi désigné M. Dumouchel, mais cela ne semble pas être lui d'après la majorité des personnes interrogées), Roger Canchon, Bellon, Pierre Eugène Boyer, puis MM. Sancernie, A. Boulet, E. Hérault ( là aussi une unique personne m'a aussi désigné M. Bertin) et enfin un personnage flou au premier plan en qui on a reconnu J. Even.

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mardi 22 juillet 2014

36 - La Grande Picardie

le beffroi de RueAprès le champagne, la bière : les picardiens se voient promis à un nouveau mariage non moins autoritaire, mais qui ne suscite guère d’opposition que chez quelques barons socialistes qui jouent "Malvenus chez les Chtis" sans talent et sans argument, juste parce qu'ils sont inquiets pour leurs beffrois. Mais même pour les beffrois, parmi les 22 classés au patrimoine mondial, 6 sont picards...

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lundi 9 juin 2014

35 - Vive la Neustrie !

Avec le découpage de la France non en grandes préfectures mais en petits royaumes, et d'une taille sans équivalent dans notre tradition nationale, on ne remonte guère que de quinze siècles : lors du premier partage du royaume de Clovis, en 511, notre région échut ainsi à Childebert qui était« roi de Paris ».

511

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mardi 3 juin 2014

34 - Champagne !

Les territoires passent, les élus restent.

Je mets un malin plaisir à retourner la formule qu’employait la Présidente de la Communauté de Communes du Pays de Bray-Oise pour renvoyer à des calculs politiciens toute volonté d’inscrire notre commune dans une autre intercommunalité que la sienne. Tout ce qui est politique serait donc impur, les territoires, selon une autre formule grandiose, eux, ne mentiraient pas ?

agecanonix Sauf que les élus, chez nous, restent parfois fort longtemps : Pierre-Eugène Boyer ou Bernard Leduc à Sérifontaine, Marcel Larmanou à Gisors, ou l’indéboulonnable Jean-François Mancel…

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mardi 6 mai 2014

33 - Ceux de l'an 40 : célébrés et oubliés du Monument aux Morts

Les recherches que j'ai entreprises après la découverte de la photo allemande de Champignolles (billet 32) m’ont fait mesurer à quel point le Monument devant lequel le drapeau s’incline chaque année n’est pas forcément d’un très grand secours lorsque l’on veut retracer avec respect, mais aussi avec précision, le destin de ceux qui, dans le dernier conflit mondial, sont morts par faits de guerre.

En effet, outre nos victimes civiles, des hommes nés à Sérifontaine mais vivant ailleurs lors de leur mobilisation n’y sont pas inscrits. Enfin certains morts qui reposent dans notre cimetière sont inscrits sur le Monument d’une autre commune, car les rapatriements en tous sens sont intervenus à la toute fin des années 40 et au-delà, bien après que l'on avait gravé les listes sur les monuments.

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mardi 29 avril 2014

32 - Des soldats morts venus d'ailleurs à sortir de l'oubli

Comme toutes les Communes de France, Sérifontaine honore « ses enfants morts pour la France » par des cérémonies symboliques. Elle célèbre aussi la mémoire des aviateurs alliés tombés sur son sol. Je voudrais évoquer d'autres soldats venus d'ailleurs, et morts à Sérifontaine.

Dans le cimetière, on a inhumé contre le mur du fond, à côté des victimes civiles de 1940, un aviateur anglais qui s'appelait Noel Isham, du 8ème bataillon (constitué de volontaires et connu comme London Rifle Brigade). Il était originaire du Buckingamshire, et il a été tiré quelque part vers Guerqueusalle, sans doute par les mitrailleurs allemands qui tenaient encore l'herbage devant la petite chapelle d'Amécourt où se trouvait un canon. Noël Isham est mort le 30 août 1944 après avoir agonisé toute la nuit dans l’école, sur le bureau de la directrice.

Isham

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dimanche 13 avril 2014

31 - Du côté des enfants, des pauvres et des orphelins

Un caractère émouvant de l’histoire de Sérifontaine est d'avoir servi de lieu d’accueil à des centaines de petits orphelins que créaient la guerre et la misère, mais aussi à leur mères. Il ne laisse plus guère de traces, sauf dans les souvenirs d’une petite poignée de nos anciens, qui avouent encore avoir été des « enfants de la Générale » et dans quelques cartes postales anciennes où l’on voit, notamment devant l’hôtel de la Grâce de Dieu, une ribambelle d’enfants assez grossièrement habillés.

à la Grâce de Dieu

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samedi 29 mars 2014

30 - Champignolles : moines, bourgeois, laboureurs et... maires

Qui compta, dès l'aube de la Révolution, parmi les premiers élus de notre commune ? Le fermier de Champignolles !

Depuis André Famin en 1789 jusqu'à Patrick Thibaut aujourd'hui, existerait-il un fil ténu mais tendu à travers toute notre histoire qui fut tellement industrielle qu'on en aurait oublié ceux qui n'étaient ni meuniers, ni lamineurs, ni ouvriers? Au commencement, il y eut les moines, au moulin de Saint-Victor autant qu'à la ferme de Champignolles. De là partent deux histoires...

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dimanche 9 février 2014

29 - Fortune et misère : Jehannette, Jehanne et le Roi

Le récit ( billet précédent) par un chroniqueur castillan de la vie luxueuse et raffinée que l'on menait à Sérifontaine du temps de Renaud de Trie et de la jeune et belle Jeanne de Bellengues peut donner le sentiment d'être enjolivé. On va revenir à ce temps glorieux de notre commune, mais par un chemin plus terre à terre, en nous intéressant au geste malheureux d'une povre jeune femme cousturière de linge employée de la jeune Dame de Sérifontaine.

povre jeune femme

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jeudi 26 décembre 2013

28 - La plus belle dame qui fut alors en France

Il y a un pays où Sérifontaine fut un mythe littéraire, le cadre princier d’une incroyable histoire d’amour entre un aventurier et la plus belle femme de France. Vous n’en croyez rien ?

La Bibliothèque de Madrid conserve le manuscrit d’un célèbre récit chevaleresque, le Victorial, chronique de la vie de Don Pero Niño composée par son porte-étendard alors que son héros avait déjà dépassé la cinquantaine.

le manuscrit de Madrid

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jeudi 19 décembre 2013

27 - Dans quel pays sommes-nous ?

L'un des professeurs qui m'ont le plus marqué nous affirmait que ceux qui vous disent que la France est un vieux pays cartésien ne connaissent ni la France ni la philosophie de Descartes.

Or donc Sérifontaine était une commune de l'Oise, canton du Coudray Saint-Germer, arrondissement de Beauvais, comme je le trouve écrit dans des centaines de documents depuis le 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), quand la réforme de Bonaparte divisa par deux le nombre des cantons créés par la Révolution et supprima les districts. Le canton de Flavacourt et le district de Chaumont disparaissaient, eux qui rattachaient depuis dix ans Sérifontaine aux anciens chef-lieux de sa géographie féodale, le marquisat de Flavacourt dépendant du Comté de Chaumont.

sous la révolution

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lundi 4 novembre 2013

26 - Pour cent briques

Pour cent briques t’as plus rien !

Les cent millions (d’anciens francs) évoqués dans le titre du film d’Edouard Molinaro en1982 sont devenus 152.400 euros. Pour ce prix des parisiens venus plus souvent des lointaines couronnes de notre capitale que de son île Saint-Louis, peuvent acquérir dans l’Oise une petite maison. Si cette maison est ancienne, souvent elle est construite en briques.

Dans l’étude commandée par le Conseil Général sur les différents malaises éprouvés par une grande partie de la population, je lis cette phrase d’une habitante de Crèvecœur : ici la campagne n’a aucun attrait avec la brique. Tout paraît pauvre et délabré, il n’y a pas d’arbres et les champs sont plats. Ça pue. Etc

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mardi 1 octobre 2013

25 - Puisque l'on parle de Musée...

Au moment où des élus de Sérifontaine nous avouent, surpris par l'événement, qu'ils imaginent faire tenir un Musée dans un hall de gare, je suis revenu vraiment admiratif de la belle ferme du Boulleaume où, une fois de plus, l'Association Le Pétillon a réussi le tour de force d'un événement à la fois festif, ludique et culturel. L'exposition de cette année s'intitule " Vexin et Thelle d'hier, terres d'entreprises".

Comme lors des précédentes manifestations, le Pétillon a édité un livre, une mine de renseignements, que je conseille à mes lecteurs d'aller acheter avant qu'il ne soit épuisé !

le livre de l'exposition

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lundi 23 septembre 2013

24 - Gare à toi, Sérifontaine

Il y a quelques jours, soulignant l'absence de toute journée du Patrimoine à Sérifontaine, j'avais cité la Gare parmi les bâtiments malheureusement délaissés. Ce samedi, on a commencé de la murer.

murée

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dimanche 15 septembre 2013

23 - Une nuit à Sérifontaine

Lorsque la Municipalité prit l'initiative de célébrer le centenaire de Madame Reymond, parmi les souvenirs évoqués il en est un qui m'a particulièremetn frappé : son époux et elle avaient découvert Sérifontaine en venant y passer d'abord des fins de semaine au Relais fleuri.

Ainsi donc, non seulement la doyenne des Sérifontainois était une étrangère, qui avait comme moi-même conçu d'abord cette cité industrieuse comme havre de paix, mais il y avait des hôtels où l'on venait passer le week-end ! Et en face d'une usine qui à l'époque n'était pas un cimetière... Pourquoi donc venait-on ou s'arrêtait-on à Sérifontaine?

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jeudi 5 septembre 2013

22 - La ferme du Seigneur de Sérifontaine, avant la Révolution

Toutes les traces écrites de notre passé ne sont pas conservées dans les dépôts d’archives, et de nombreux documents passent de main en main, au gré des successions, des pertes ou des trouvailles. On pouvait trouver des petits bouts de la mémoire de Sérifontaine en vente, il y a peu de temps encore chez les libraires spécialistes de vieux papiers. Ainsi les Archives de l’Oise ont-elles pu acquérir en 2010 un ensemble d’environ 240 pièces manuscrites, du 16ème au 18ème concernant la famille de Flavacourt. J’ai consulté ce carton à Beauvais : on y trouve pêle-mêle des comptes et des mémoires de travaux, la quittance d’un cercueil d’une de nos « dames » morte en 1718 ou bien une facture pour la réparation du moulin de Saint Victor...

Internet devient un marché autrement plus vaste que ne l’était celui des marchands de vieux papiers, et récemment c’est moi qui ai pu acquérir une pièce étonnante : le bail datant de 1751 par lequel le Marquis de Flavacourt donne en fermage rien de moins que la ferme du château de Sérifontaine. C’est un jeune professeur d’histoire originaire de Franche-Comté et exilé dans un lycée de Picardie, Monsieur Arnaud Dochtermann qui m’a révélé l’existence de ce document que j’ai décidé de mettre en ligne, non parce qu’il est entré dans ma collection mais par ce qu’il me paraît particulièrement intéressant.

couverture page 1
télécharger les douze pages du bail

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